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je comprends pas les femmes, ce qui les excitent sexuellement, pourquoi elles vont pas voir autant les prostitués, pourquoi elles ont souvent l'entrée gratuite en boite et pas nous, ce qui les mène à l'orgasme... Suis-je normal ?

Auteur : Raoul Poflard, il y a longtemps

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Com#123634  | score:0  +1 -1 | Par Amand Tautologie

Ben la vue d'un beau corps, des fantasmes sans doute... Comme les hommes.
Peut-être parce que les prostituées sont à 80% des femmes hétérosexuelles. Et que lorsqu'on a un minimum de respect pour la dignité humaine, on exploite pas le corps de quelqu'un d'autre pour son plaisir personnel (il me semblait que tu étais très attaché à la morale en matière de sexe. Non parce que la prostitution, c'est l'incarnation même du consumérisme sexuel et du capitalisme qui chosifie les gens... Tu sais, ce que tu dénonçais sur ta précédente anecdote ?)
En boire gratis ? Eh ben mon vieux, file moi l'adresse de ta boîte, que je la refile à des potes. Nan parce que je n'ai encore jamais vu de boîtes où les femmes rentraient gratuitement ( t'imagines un peu pour le chiffre d'affaire ? XD )
Ben... le rapport sexuel, la stimulation du clitoris... Tu veux des cours d'éducation sexuelle ou ça ira xD ?

Com#124799  | score:-11  +1 -1 | Par JORISaimelaqueue

Tu es trop manichéenne sur la prostitution, même si dans la plupart des cas tu as raison. Il y a des prostituées de luxe qui font ça par choix. Il y a des miséreux sexuels, des hommes gentils, qui n'ont pas eu de sexe depuis des années. Pourquoi seraient-ils privés de sexe quand des séducteurs amorales multiplient les conquêtes?? et les difformes? et les handicapés? et les vieux? D'autant que si on pose la prostituée en victime (se mettre nue), le client l'est parfois aussi.

Com#124805  | score:0  +1 -1 | Par Amand Tautologie

C'est parce que je ne parlais pas des prostituées de luxe, je parlais de celles de rues comme celles de la chaussée à Bruxelles. Généralement des étrangères qui ne parlent même pas français et à qui ont a fait miroiter monts et merveilles sur la Belgique et qui en réalité se retrouvent putes. Ou des femmes qui n'ont pas d'autres choix.
C'est vrai mais ne crois-tu pas qu'on pourrait trouver d'autres alternatives pour ces pauvres gars ? Je veux dire, coucher pour de l'argent, n'est- ce pas le comble du consumérisme sexuel et de l'exploitation perverse du système capitaliste ? Alors que la sexualité est sensée être un bon moment partagé avec l'être aimé (oui je vis dans un monde de bisounours et alors ?) la voilà rabaissée au rang de transaction. C'est effectivement aussi malheureux pour la petite pute en question que pour le pauvre mec qui n'a pas d'autres choix pour passer un bon moment. Triste monde, vraiment triste. Et le pire, c'est que c'est le plus vieux métier du monde, dit-on.

Com#124808  | score:-11  +1 -1 | Par Bolgotto

La prostitution est un mal nécessaire.
Sinon des jeunes femmes comme toi se feraient violer à chaque coin de rue.
N'oublie pas que la sexualité masculine est moins "controlable", plus offensive, plus nécessaire, que celle des femmes. Un homme sans sexe depuis des années peut devenir fou!
Et tu sous estimes le fait que des escort girls ne vivent pas si mal leur situation. Y a même plein de méchantes qui épousent des riches. N'est ce pas la une forme de prostitution légale des plus hypocrites?

Com#124810  | score:1  +1 -1 | Par Joris Genet

Quel ramassis de cônneries xD

Rappel historique : l'idée que la sexualité masculine serait "incontrôlable", plus "offensive", plus "nécessaire" que celle féminine est très récente, et très occidentale.
Remonte quelques siècles en arrière et instruit toi :)

Com#124814  | score:-13  +1 -1 | Par Amel71

ah oui? C'est plus difficile de se retenir pour un mec, c'est pas un scoop!
mais comme toi t'es nympho, tu te compares avec l'ensemble des femmes depuis des siècles, mais tu n'es pas représentative du tout!

Com#124816  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Construction sociale. Fais un peu de recherche tout seul comme un grand, j'en ai marre de me taper ton éducation.

Com#124818  | score:-11  +1 -1 | Par Molly

Joris = nympho aux besoins sexuels irrépressibles
Femmes = peuvent se retenir, sexe moins nécessaire

Com#124819  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Faire une petite recherche c'est trop difficile pour tes capacités intellectuelles ? :(

Com#124824  | score:0  +1 -1 | Par Amand Tautologie

En Belgique la prostitution est légale, ça n'empêche pas les viols. Faut arrêter avec ce vieux mythe de " la prostitution empêche le viol " c'est faux et archi faux. Ça les diminue, certes mais ça ne les empêche pas, loin de là. À la limite c'est le contraire parce que ça encourage l'idée que la femme est un objet dont on peut user et abuser sans limite.
Ça j'en sais rien, je suis pas un mec, peut-être que tu dis vrai mais tu imagines si tout le monde applique ton argument ? Le nombre de crimes qui exploserait ? Parce que certains n'ont aucun contrôle il faudrait tout laisser faire ? Et quoi, si quelqu'un a des pulsions meurtrières, il faut employer des personnes qui accepteraient exprès de se faire assassiner pour les calmer ? Il y a plein d'hommes qui vivent sans femme mais ne violent personne et pourquoi ? Parce que ce ne sont pas des bêtes sauvages, ils ont une conscience et un minimum de respect pour l'autre être humain en face d'eux. Auquel cas, tous les célibataires violeraient des filles à retour de bras, hors c'est pas le cas. Maintenant je t'ai dit, je sais pas comment ça se passe dans le corps d'un homme mais si t'as aucun contrôle sur toi, ben t'es pas fait pour vivre avec d'autres êtres humains. Alors oui, j'ai peut-être un point de vue de gamine mais on ne m'ôtera pas de l'idée que la prostitution est l'expression même de la dérive de la société capitaliste.
Ai-je dis le contraire ? Je suis la première à considérer ces femmes pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire des mince alorss profiteuses et superficielles qui encouragent le système. Tu as raison parce que ce n'est qu'une forme de prostitution légale mais de l'autre côté, l'adultère n'est qu'une forme illégale et hypocrite de polygamie. Faut- il légaliser la polygamie pour autant ?

Com#124828  | score:-11  +1 -1 | Par Jorisestunetraînée

polygamie est presque légalisée, quand on pense qu'il y a quelques décennies, la tromperie était moins banalisée.
Large diminution des viols, voilà ce que j'affirme, et qu'il y tous types de prostituées: de l'esclave mineure droguée et appartenant à la mafia russe, à l'escort girl de luxe qui vit bien de sa "profession".
Je pense que ta jeunesse te fait encore entretenir une vue idyllique de la société, mais c'est un mal nécessaire auquel pour ma part je n'aurai jamais recours.
Le patron de playboy (85 ans) a épousé une nana de 25 ans, c'est pas dégueulasse? alors qu'un petit client de rue ou sa prostituée sont fustigés!
Oui un mec qui accumule des années et des années sans sexe devient dingue, ça n'est pas le cas de certains curés? Je ne défends pas les violeurs pour autant, car justement au pire des cas, s'ils ne peuvent se retenir, il y a toujours les putes. Mais parmi les viols, beaucoup de viols passionnels j'imagine

Com#124836  | score:0  +1 -1 | Par Amand Tautologie

Globalement toujours mal vu si ça peut te rassurer (par les gens que je connais du moins)
Encore une fois, je ne parle pas des escort girls de luxe, ces femmes-là sont aussi méprisables que celles qui épousent des vieux richards, moi je te parlais de la catégorie " esclave mineure droguée et appartenant à la mafia russe " justement (les plus nombreuses).
Comme je te l'ai dit, ça les diminue mais ne les supprime aucunement. Et puis honnêtement, si tu as vraiment envie de baiser, tu vas en boîte de nuit et tu mets le grappin sur l'une ou l'autre nana qui a la même envie que toi. Gratuit, pleinement consentant et sans alimenter des mafias crapuleuses ni des pouffiasses entretenues. Bon dans l'idée, c'est toujours " tirer son coup pour tirer son coup " mais c'est une alternative au principe de baiser un quart d'heure avec une pauvre fille sans boulot et à moitié camée (je parle encore des putes de bas étage, pas celles de luxe). Et c'est consentant. Nan parce qu'y a des mecs qui fantasment juste à l'idée de violer une gonzesse, parce qu'actuellement c'est plus facile de trouver une nana pour la nuit qu'un apart pas cher alors pourquoi avoir recours au crime (passablement atroce pour la victime) ? Y a juste des mecs comme ça qui ont envie de violer une fille parce que je sais pas, pour libérer leurs frustrations ou juste parce qu'ils ont envie de dominer la première pauvre petite venue.
Ben oui je sais bien mais c'est des riches et les riches sont intouchables, on en a déjà parlé. Et le pauvre vieux coffré qui a eu le malheur d'avoir de la came alors que les yuppies de wall street se défoncent avec toutes les vilaineries possibles imaginables sans rien recevoir ? L'un est pauvre, les autres sont riches, tout simplement. C'est encore une tare du système.
Même si je devenais dingue à cause de ça, à la limite, je tirerais mon coup avec une femme adulte comme les prêtres d'autrefois. Y a suffisamment de femmes adultes sur terre que pour toucher des gosses, tu as beau être frustré sexuellement y a toujours moyen de trouver une femme. Toucher des enfants, faut être complètement malade, point à la ligne. Même la plupart des frustrés sexuels qui vont aux putes préféreraient faire vœu de chasteté plutôt que faire ça à des enfants, s'ils sont sains d'esprit.
Un mal nécessaire... Mouais, ça ne m'enchante guère mais bon. Heureusement tous les hommes n'y ont pas recours et tant mieux.

Com#124905  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Sur le désir masculin/féminin :

"L’absence d’appétit sexuel, ce grand mal féminin? En 2015, les pharmas ont promu une pilule ad hoc. On en oublierait presque que, pour nos ancêtres, la puissance sexuelle de ces dames était supérieure à celle des hommes.

Prenez deux femmes. La première a rendez-vous avec son amant et, comme elle est superstitieuse, elle s’adonne à une petite incantation préliminaire:

«Excite-toi! / Excite-toi! / Bande! / Bande! / Excite-toi comme un cerf! / Bande comme un taureau sauvage! / Fais-moi l’amour six fois comme un mouflon! / Sept fois comme un cerf! / Douze fois comme un mâle de perdrix! / Fais-moi l’amour parce que je suis jeune! / Fais-moi l’amour parce que je suis ardente! / Fais-moi l’amour comme un cerf! / Et moi (…) moi, je t’apaiserai!»

La seconde ne parle pas de «ça».

Elle est «pleine d’attentions délicates, prête à tout sacrifice raisonnable et tellement pure de cœur que tout désir sexuel lui (est) inconnu et qu’elle (éprouve) plutôt une répulsion à cet égard, mais elle (est) si dévouée à son mari bien-aimé qu’elle (est) toute disposée à lui sacrifier ses sentiments et ses désirs.»

Question: laquelle de ces deux figures nous apparaît comme la plus traditionnelle? Et laquelle la plus transgressivement moderne? Non, la plus jeune n’est pas celle qu’on croit. La fougueuse Babylonienne experte en zoologie comparée a dans les 5000 ans. Sa prière au dieu Ningirsu, ami des amants, n’est que l’une des nombreuses dévotions érotiques retrouvées sur les tablettes de la Mésopotamie ancienne. La seconde a 140 ans à peine. Elle est présentée comme «le modèle le plus parfait de la femme d’intérieur et de la mère» par le médecin anglais William Acton dans un des nombreux ouvrages qui mêlent, au XIXe siècle, morale et «hygiène sexuelle» (The Functions and Disorders of the Reproductive Organs, 1875).

Vous allez dire: le christianisme est passé par là et, depuis, l’histoire du désir féminin n’a été qu’un long tunnel fait d’intolérance et de tabous. Jusqu’à ce que, enfin, avec la libération des mœurs, les femmes ne voient reconnu leur droit à désirer et à jouir.

C’est la fable qu’on se raconte aujourd’hui. Elle fait du XXIe siècle l’âge d’or de la libido féminine. Mais l’histoire du désir féminin est plus complexe et excitante. D’abord, ce ne sont pas les chrétiens, mais les stoïciens qui ont «inventé» la culpabilité. Et puis ce paradoxe: tout au long des siècles et jusqu’au XIXe, les humains ont vécu dans la certitude que les femmes avaient beaucoup, et même beaucoup trop, d’appétit sexuel. Aujourd’hui, à l’ère de l’épanouissement libidinal, la grande affaire qui nous occupe est qu’elles n’en auraient pas assez.

Heureusement, ça se soigne: le «Viagra féminin» a été autorisé à la vente cette année aux Etats-Unis. Quoi qu’on en pense, cette pilule-là entérine, dans les mentalités, l’image très XIXe d’un monde où les hommes ne pensent qu’à ça face à des femmes plus sentimentales que sexuelles. Merci docteur.

«Ignorer l’histoire, c’est répéter les idées reçues et se laisser manipuler par ceux qui les diffusent», écrit le sexologue et homme de lettres français Yves Ferroul 1. Alors, pour marquer l’avènement du «Viagra féminin», voici un peu d’histoire.

37,2 ° à Babylone

Mariages forcés, enfermement, intimidation et violences. La domination masculine a déployé un vaste arsenal pour contrôler le corps des femmes. Mais interdits et tabous sont nés avant tout de la volonté de protéger la reproduction dans le cadre du mariage: pas de bâtards dans la famille! Ce souci-là est vieux comme l’humanité. Ce que nous avons tendance à oublier aujourd’hui, en revanche, c’est que le mariage et l’amour n’ont longtemps rien eu à faire ensemble. La vraie vie était ailleurs.

Ainsi, à Babylone, il y avait certes des femmes mariées, soumises à leur seigneur et maître. Mais également une large population de femmes et d’hommes célibataires, «exerçant ce que nous appellerions aujour-d’hui la prostitution» 2, mais dont l’importance, la place et le statut étaient très différents de ceux d’aujourd’hui.

A témoin, les dizaines de tablettes retrouvées par les archéologues, où les dieux sont priés de contribuer à la réussite de l’ardente rencontre. La capacité, pour l’homme, de conduire son amante jusqu’à l’orgasme y est tenue en haute considération. Ces «prières», écrit l’historien français Jean Bottéro, ne soulignent pas seulement «à quel point plaisir sexuel et sentiment religieux étaient compatibles». «Elles attestent aussi que, dans une société apparemment «machiste» (…) la femme, en amour, était vraiment l’égale de l’homme: elle avait droit, comme lui, au plaisir, elle n’était ni un objet ni un instrument, mais une véritable partenaire.»

Et encore: bien que socialement soumise, la femme mariée n’était pas sexuellement négligée. Voici un «traité divinatoire» consacré aux relations conjugales. Pour pimenter l’ordinaire, l’auteur y recommande de varier les lieux de plaisir. Il suggère de «faire l’amour sur le toit-terrasse de la maison», ou «sur le seuil de la porte», «en plein milieu d’un champ ou d’un verger», «dans un lieu désert», ou encore dans «un chemin sans issue».

C’est 37,2 °, matin et soir, dans l’ancienne Babylone. Là où l’amour physique, «en tant qu’activité humaine, était tenu dans la plus haute estime» et considéré comme «une prérogative essentielle de ce que nous appellerions une culture raffinée».

L’olisbos de la ménagère

Lysistrata est cette pièce irrésistible d’Aristophane (445-386 av. J.-C.) où les épouses décident de faire la grève du sexe jusqu’à ce que leurs maris cessent de faire la guerre. Ce qu’il y a, c’est que lorsque la proposition émerge dans la discussion, elle fait frémir d’horreur la féminine assemblée. Se passer de sexe? Impossible !

– Autre chose, tout ce que tu voudras d’autre! Je veux bien passer à travers le feu! Oui, j’aime mieux ça que ton truc! Le sexe, Lisette chérie, il n’y a rien qui vaille ça!
– Moi aussi, j’aime mieux passer par le feu.
– Ah, le beau sexe que le nôtre! Il ne pense qu’à toujours se faire boucher le petit coin!
– Mais il y a de quoi se languir, pour une femme, à dormir toute seule! (...)
– Mais dis-moi, ma jolie, et s’ils nous laissaient tomber, nos hommes?
– Alors, comme disait l’autre, faute d’outils, on se travaillera à la main!

Eh oui, quand l’homme fait défaut – et c’est souvent –, la ménagère grecque cherche tout naturellement d’autres manières de se contenter. Par exemple avec un «olisbos», digne ancêtre du godemiché. Entre citoyennes de bonne famille, on ne manque pas de se refiler les meilleures adresses d’artisans experts en sex toys, particulièrement nombreux et réputés dans la ville de Milet. Voici, croqué par Hérondas dans ses Mimes, un dialogue de la vie quotidienne à Athènes au IIIe siècle av. J.-C.:

– Je t’en supplie, ma chère, dis-moi qui t’a façonné cet olisbos écarlate?
– J’ai déniché un petit cordonnier (...) Il travaille en chambre, pour vendre en cachette. Mais son travail, quel travail! Pour moi, d’envie, à la voir, les yeux me sortaient de la tête. Les hommes n’atteignent pas cette rigiditié. Et il n’y a pas seulement cela, mais la douceur, un rêve...»

Outre la culture du maniement de l’olisbos, les matrones de la Grèce antique ont fait un autre grand cadeau aux femmes mariées des siècles à venir: elles ont réussi à faire croire durablement que l’orgasme féminin est indispensable à la reproduction. A l’époque, en effet, les médecins ne pratiquaient pas l’examen sur les femmes. Elles s’observaient et se touchaient toutes seules, ou entre elles, et l’homme de l’art ne faisait que poser des questions. C’est ainsi que la conviction scientifique est née, cautionnée par Hippocrate en personne, que les femmes éjaculent aussi et que l’enfant est conçu du mélange des spermes masculin et féminin: si tu veux une descendance, tu dois faire jouir ta femme. La «théorie séminale», vivace au Moyen Age, était débattue au XIXe siècle encore.

Olisbos et amours saphiques mis à part, l’autre grande ressource de la femme honorablement mariée, c’est l’esclave. Car, dans un monde inégalitaire, la ligne entre dominant et dominé ne passe pas seulement entre les sexes. «On fait l’amour avec celui qui dépend de vous, c’est une grande loi de l’humanité», résume Yves Ferroul. Ainsi, dans la Rome antique, les femmes, une fois débarrassées de la corvée de maternité, castrent leurs esclaves préférés pour en jouir en toute quiétude. Après la puberté, bien sûr, pour qu’ils conservent leur capacité d’érection.

«Cælia veut être besognée, mais elle ne veut pas d’enfants. Elle n’a pour la servir que des eunuques.» (Martial, 40-104 apr. J.-C.)

En fait, note encore Yves Ferroul, les Romains, hommes et femmes, pourvu qu’ils fussent nés du bon côté de la barrière sociale, avaient si peu de problèmes d’approvisionnement en chair humaine qu’ils étaient confrontés à «un réel problème de désir»: si je veux, quand je veux, et sans le moindre effort, voilà qui n’est pas bon pour la libido. Les troubadours du Moyen Age se chargeront de le rappeler: le désir naît du manque, de l’attente, du jeu de séduction.

Invention de la honte

Mais avant eux, au début de notre ère, ce sont les stoïciens qui changent la donne. Avec eux, le plaisir devient honteux et l’homme vertueux est celui qui sait s’élever au-dessus de ses bas instincts. Naît aussi, à cette époque, une nouvelle morale conjugale dont Sénèque et Pline se font les ardents défenseurs. La relation entre époux est élevée au noble rang de l’amitié, jusque-là exclusivement masculine. Bonne nouvelle pour les femmes, mauvaise pour la galipette. Car dans cette éthique relationnelle inédite, les époux vertueux font l’amour seulement pour procréer, et c’est faire injure à sa femme que de la traiter comme une prostituée.

Arrivés sur ces entrefaites, «les chrétiens n’ont fait en somme que surenchérir, explique Yves Ferroul: concurrence oblige, ils ont joué à fond la carte d’une morale encore plus désincarnée», qui allait durablement diaboliser le plaisir. Où l’on voit, comme le résume Paul Veyne 3, qu’«on ne peut pas raisonnablement opposer la morale du paganism e à la morale chrétienne. Les vraies coupures passent ailleurs: entre une morale des devoirs matrimoniaux et une morale intériorisée du couple.»

On ne peut d’ailleurs pas non plus affirmer que les stoïciens à eux seuls ont amorcé ce virage civilisationnel: la révolution était dans l’air. D’où venait-elle? Qu’est-ce qui a causé son avènement? «Les historiens sont de plus en plus nombreux à avouer qu’ils (…) n’ont pas la moindre idée de ce que pourrait être une explication causale en cette matière.» Voilà qui est honnête, au moins.

«Cela brûle trop»

Disqualifié, diabolisé, mais bien là: durant les siècles qui suivent, le désir féminin a considérablement occupé les médecins et les moralistes. La grande question étant de savoir comment canaliser cet appétit débordant, cette «fureur utérine» qui prend, sous leur plume, des proportions volontiers fantasmatiques. Ainsi, frère Albert le Grand (1139-1280), philosophe et naturaliste bavarois canonisé par Pie XI, en arrive-t-il, dans De Animalibus, à une prescription assez ébouriffante: il conseille la masturbation aux vierges adolescentes pour qu’elles «tempèrent leurs parties génitales et deviennent plus chastes». Car, que voulez-vous, il faut se rendre à l’évidence: «Vers 14 ans, la jeune fille commence à désirer l’acte sexuel.»

Encore un petit saut dans l’histoire, et on découvre, sous la plume de Brantôme (1540-1614), la démonstration, pour le dire en termes contemporains, que les meufs kiffent le porno. La vie des dames galantes, considérée par les historiens comme une chronique réaliste des mœurs de l’aristocratie de son époque, nous emmène dans la galerie d’un château, où «une troupe de dames et leurs amants» admirent des tableaux:

S’offrait à leurs regards un tableau fort beau, où étaient représentées beaucoup de belles dames au bain, nues, qui se touchaient, se palpaient, se maniaient et se frottaient, s’entremêlaient, se tâtonnaient (…) Une de ces belles dames, que j’ai connue, se perdant dans ce tableau, dit à son amant en se tournant vers lui comme enragée d’une rage d’amour: «On est restés trop longtemps ici: montons vite en carrosse et allons à mon logis; je ne peux plus contenir cette ardeur; il faut aller l’éteindre; cela brûle trop.»

Brantôme n’était pas un obsédé marginal mais un honorable gentilhomme à la cour des Valois, où «la chair n’était pas triste» 4. Et où il était communément admis que les femmes sont «beaucoup plus ardentes aux effets de l’amour que les hommes». La vie des dames galantes a été surnommé «le rapport Kinsey du XVIIe siècle». Normal que les femmes en soient protagonistes, explique l’auteur, puisque ce sont elles qui «ont fait la fondation du cocuage».

Et comment s’arrange-t-il avec la morale, Brantôme? Il la réserve aux femmes «communes», les non-aristocrates: celles-ci sont blâmables de tromper leur mari. L’élite féminine, elle, plane au-dessus de ces contraintes et cultive avec grâce les «belles inconstances» de ses innombrables liaisons illégitimes: braver la morale est un privilège aristocratique.

Cette géographie de l’interdit, dans une société encore massivement patriarcale, n’est pas nouvelle: la liberté du désir, là encore, est davantage une question de rang social que de sexe.

Silence dans la chambre!

En 1830, les médecin et biologiste français Charles Négrier et Félix Archimède Pouchet découvrent le pot aux roses, à savoir le mécanisme de l’ovulation: la femme produit des gamètes spontanément, elle n’a donc pas besoin de jouir pour concevoir. Tant pis pour elle. Ça tombe bien: l’air du temps est au serrage de vis et le XIXe siècle restera dans l’histoire comme l’ère glaciaire des corps.

C’est aussi le siècle où le sexe occupe les esprits à un degré obsessionnel. Les manuels d’«hygiène sexuelle» à l’usage des jeunes époux se multiplient et accumulent les prescriptions normatives. Le docteur Montalban, dans La petite bible des jeunes époux (1885), précise ainsi que l’acte sexuel ne saurait se dérouler ailleurs que dans la chambre, «sanctuaire de l’amour et de la maternité» scrupuleusement dépourvu de miroirs. Dans le noir aussi, car l’homme ne peut décemment pas demander à sa femme de se voir «vêtue d’air et de lumière». Et sans un bruit, s’il vous plaît: «Que le silence et le recueillement président à vos intimes épanchements».

Les hommes d’Eglise sont très actifs à promouvoir une figure promise à un succès durable: celle d’une femme idéale, gardienne du foyer et de la pudeur, prête à fermer les yeux sur les escapades de son mari au bordel pour cause de «besoins naturels». Mais elle-même totalement ignorante et indifférente aux choses du sexe. La femme non désirante est née, elle hante encore notre imaginaire.

En réalité, derrière l’icône de l’épouse aimante et frigide, les certitudes des édicteurs de normes ne sont pas si fermes: si les familles sont encouragées à maintenir les jeunes filles dans l’ignorance et les hommes à épouser des vierges, c’est que des «forces telluriques», celles-là mêmes dont les nymphomanes et les hystériques révèlent l’existence, sommeillent en toute femme normale, analyse Alain Corbin, spécialiste du XIXe 5. Le mari doit «éviter à sa partenaire une excessive volupté vénérienne», sinon il risquerait de déclencher les «fureurs utérines» tant redoutées. D’ailleurs, lui-même doit s’accoupler le plus vite possible, car «le grand fantasme de la déperdition» hante les esprits. La volupté, véritable vampire de l’énergie vitale, est réputée fatale pour la santé. Comme l’écrit solennellement le docteur Sereine, cité par Alain Corbin:

«Chaque fois que l’individu consomme l’acte de procréation, il donne une portion de sa vie pour allumer une vie nouvelle.»

Ces délires hygiénistes nous paraissent bien lointains. Pourtant, le XIXe siècle est aussi celui qui a inventé le mariage d’amour, ce modèle inédit dans l’histoire de l’humanité, auquel nous adhérons sans réserve. Dans l’idéal moderne, «l’amour devient un amour d’amitié érotisé, car les deux se confondent» 6. Et le couple le théâtre unique d’un épanouissement personnel stéréophonique: on y aime, on y jouit, on y élève des enfants, on s’y enrichit intellectuellement. Et, en plus, ça doit durer pour la vie; or, la vie ne cesse de s’allonger… «Les exigences contemporaines envers le couple sont exorbitantes», note Yves Ferroul, à l’unisson avec ses confrères sexologues. Pas étonnant que, sous une telle pression, les cabinets de consultation conjugale ne désemplissent pas: faire durer le désir, voilà la grande affaire qui nous occupe désormais. Elle n’est pas étrangère au succès des donjons et des clubs échangistes, dispensateurs de sensations fortes.

Le Viagra de madame est servi

Le «trouble du désir sexuel hypoactif» a fait son apparition en 1980 dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), ouvrage de référence à l’échelle mondiale. L’absence de désir est donc devenue une pathologie et les statistiques sont formelles: les femmes sont plus atteintes (43%) que les hommes (31%).

Dans un premier temps, lier accomplissement sexuel, bien-être et santé est apparu comme un progrès, note dans un récent article 7 l’historienne et sociologue genevoise Delphine Gardey, qui dirige un projet de recherche sur la médicalisation du désir féminin. Mais, peu à peu, «l’hédonisme sexuel opère comme une norme à laquelle les femmes sont sommées de se conformer». Pour être normale, il faut être sexuellement épanouie, madame. Et si vous ne ressentez plus de désir pour votre partenaire, même après dix ans de vie commune, vous avez un problème qui relève carrément de la pathologie mentale.

Nous sommes donc tous, en ce XXIe siècle libéré, devenus des dysfonctionnants sexuels potentiels, que l’industrie pharmaceutique va se faire un devoir de soigner. Après le Viagra pour les hommes, qui agit mécaniquement en dilatant les vaisseaux sanguins, la «pilule du désir féminin» a été autorisée à la vente cet été. C’est en fait un antidépresseur, à prendre sur une longue durée, qui agit sur le cerveau en activant les neurotansmetteurs de l’excitabilité. Car, désormais, «les bases neuronales du désir» sont cartographiées par IRM.

L’efficacité du «Viagra féminin» est modeste (amélioration constatée chez 10% des femmes seulement), et ses effets se-condaires non négligeables. Mais l’enjeu commercial est énorme. De toutes parts, des voix féminines se sont élevées pour dénoncer la collusion d’intérêts entre chercheurs et pharmas. Et pour condamner la médicalisation de la sexualité à des fins commerciales. Comme l’écrit Delphine Gardey: le désir féminin est devenu aujourd’hui «autant l’objet transparent fantasmé du savoir médical qu’un obscur objet de marchandise».

Le polyamour est dans le pré

Bon, mais au moins, puisque règne la transparence neuronale, on peut peut-être éclaircir ce mystère: les femmes du XXIe siècle ont-elles vraiment moins d’appétit sexuel que les hommes? Le manque de désir est en effet le premier motif de consultation pour elles et seulement le cinquième pour les hommes.

La réalité est une fois encore plus complexe et surprenante. Lorsqu’on soumet ces dames à des stimuli pornographiques, on s’aperçoit que leurs organes génitaux répondent aussi vite et intensément que ceux des hommes. Sauf que les seconds sont parfaitement conscients de ce qui se passe, tandis que bon nombre des premières disent ne ressentir aucune excitation…

C’est dans la tête, oui. «Mais au lieu de développer des médicaments, on ferait mieux d’encourager une culture qui permette vraiment aux femmes d’accéder à leur potentiel érotique, note la sexologue lausannoise Lara Pinna. Chez les hommes, l’imaginaire érotique est plus conscient, formulé et multiforme, ils n’ont pas eu à subir des siècles de formatage.»

Comment, on ne parle pas assez de sexe dans les journaux féminins? On n’explique pas assez aux adolescentes comment accéder, quand elles veulent et comme elles veulent, au top de l’orgasme multiple? «Ce que je vois, surtout chez les jeunes, c’est qu’ils sont soumis à une pression extrême à la performance sexuelle et qu’ils ne cessent de se demander s’ils sont dans la norme. En même temps, ils sont très fleur bleue et attachés aux valeurs traditionnelles: il y a les filles avec lesquelles on fait des expériences, et puis celle dont on tombe amoureux. C’est une injonction contradictoire qui fait des dégâts.» La maman et la mince alors ne sont pas sorties de l’auberge.

Pour un avenir radieux du désir féminin, que faire alors? Démédicaliser, dé-neurologiser d’urgence la question, suggère Marilène Vuille, qui collabore avec Delphine Gardey à la recherche genevoi-se 9. Et la replacer dans la dimension qui est la sienne: celle de la sexualité comme «expérience humaine», inscrite dans une réalité sociale et culturelle.

Et peut-être entendre le message explosif du journaliste américain Daniel Bergner 10: ce qui tue le désir des femmes, c’est la monogamie. L’affirmation selon laquelle elles seraient naturellement plus portées à l’exclusivité sexuelle que les hommes est un «conte de fées» que ces derniers ont inventé pour se rassurer. Le désir des femmes est puissant et polymorphe, et son carburant est la diversification des partenaires.

Le polyamour plutôt que le Viagra: voilà qui est délicieusement babylonien. On a dit qu’on voulait briser les tabous, ou pas?

Bibliographie

Yves Ferroul, «Pour une histoire du désir», Andrologie 2005, No 15. «Secret de femmes», Emis, 1994

Jean Bottéro, «L’amour libre à Babylone», dans «L’Histoire», hors série No 5, juin 1999

Paul Veyne, «Les noces du couple romain», dans «L’Histoire», hors série No 5

Préface de Madeleine Lazard à «La Vie des dames galantes», de Brantôme, Arléa, 2007

Alain Corbin, «La Petite Bible des jeunes époux», dans «L’Histoire», hors série No 5

Yves Ferroul et Laurence Caron-Verschave, «Le mariage d’amour n’a que 100 ans», Odile Jacob, 2015

«Cet obscur objet de désir», dans «Travail, genres, sociétés», 34, 1015

Elisa Brune et Yves Ferroul: «Le secret des femmes», Odile Jacob, 2012. A paraître, d’Elisa Brune: «Labo sexo - Bonnes nouvelles du plaisir féminin», Odile Jacob

«Le désir sexuel des femmes, du DSM à la nouvelle médecine sexuelle», «Sexonomie», automne 2014

Daniel Bergner, «Que veulent les femmes?», Hugo, 2014


Hebdo » Cadrages"

Et :

""Au début du XVIIe siècle, un homme du nom de James Mattlock fut expulsé de sa paroisse à Boston. Son crime ? Il n’avait ni blasphémé ni souri le jour du Seigneur, ni enfreint d’autres interdits qu’on associe généralement à la morale puritaine. Non, le crime de James Mattlock avait été de se refuser à sa femme pendant deux ans. Même s’il est possible que les coreligionnaires de Mattlock aient considéré sa propre abstinence comme critiquable, il est probable que ce soit plutôt la souffrance de sa femme qui les ait convaincus d’ostraciser le mari. Les puritains étaient persuadés que le désir sexuel était une composante normale et naturelle de la vie, autant pour les hommes que pour les femmes (pourvu qu’il s’exprime dans le cadre d’un mariage hétérosexuel), mais aussi qu’en la matière les femmes avaient davantage de désirs et de besoins que les hommes. On pensait qu’un homme pouvait s’abstenir sans grande peine, mais qu’il était bien plus difficile pour une femme d’être privée de sexe.


Pourtant de nos jours, l’idée que les hommes s’intéressent au sexe davantage que les femmes est tellement répandue qu’on n’y prête même plus attention. Qu’on invoque les hormones ou la « nature humaine », il semble évident que les hommes ont beaucoup besoin de faire l’amour, de se masturber ou de regarder des films érotiques, et évident aussi que c’est nettement moins nécessaire pour les femmes (et si une femme ressent de tels besoins, c’est sûrement qu’il y a quelque chose qui cloche chez elle). Les femmes, il faut les courtiser, les persuader, voire les forcer à « se laisser faire » parce que la perspective du sexe ne les attire pas plus que ça — selon le stéréotype en vigueur. Pour les femmes, l’acte sexuel serait cette chose moyennement plaisante mais néanmoins nécessaire afin de gagner une approbation, s’assurer d’un soutien, ou préserver son couple. Et puisque les femmes ne sont pas — au contraire des hommes– esclaves de leurs désirs, elles sont responsables et doivent s’assurer que personne ne puisse « profiter d’elles ».

L’idée que les hommes sont naturellement plus portés sur la chose est tellement incorporée dans notre culture qu’on a du mal à imaginer que des gens aient pu croire le contraire par le passé. Et pourtant, durant l’essentiel de l’Histoire occidentale, de la Grèce antique jusqu’au début du XIXe siècle, on supposait que c’était les femmes les obsédées de sexe et les adeptes de porno de leur époque. Dans la mythologie grecque, Zeus et Héra se disputent pour savoir qui des hommes ou des femmes ont le plus de plaisir au lit. Ils demandent à Tirésias, qu’Héra avait un temps transformé en femme, d’arbitrer la question. Il répond : « si l’on divise le plaisir sexuel en dix parties, une seule échoirait à l’homme, et les neuf autres à la femme. » Plus tard, les femmes furent assimilées à des tentatrices à qui Ève avait légué son âme traîtresse. Leur passion sexuelle était vue comme le signe de leur infériorité morale et intellectuelle, laquelle justifiait un contrôle sévère par les maris et les pères. C’était donc aux hommes, moins enflammés de luxure et plus maîtres de leurs passions, qu’il convenait naturellement d’occuper les rôles de pouvoir et d’influence.

Au début du XXe siècle, le médecin et psychologue Havelock Ellis semble avoir été le premier à documenter le changement idéologique en cours. Dans son ouvrage de 1903 intitulé « Etudes de psychologie sexuelle », il dresse une longue liste de sources historiques antiques et modernes, de l’Europe à la Grèce, du Moyen-Orient à la Chine, quasi toutes unanimes pour dire que le désir féminin était le plus fort. Au début du XVIIe siècle, par exemple, Francesco Plazzoni concluait que la perspective de l’accouchement serait dissuasive pour les femmes si le plaisir qu’elles tiraient de l’acte sexuel n’était pas nettement supérieur à celui des hommes. Ellis note que Montaigne considérait les femmes comme « incomparablement plus sûres et plus ardentes en amour que les hommes, et elles en savent toujours bien davantage que ce que peuvent leur enseigner les hommes car ‘C’est une discipline qui naist dans leurs veines’. » L’idée que les femmes sont insensibles à la passion sexuelle était encore marginale à l’époque d’Ellis. Son contemporain le gynécologue autrichien Enoch Heinrich Kisch allait jusqu’à affirmer que « la pulsion sexuelle est si forte chez les femmes qu’à certaines période de la vie, sa force primitive domine entièrement leur nature. »

Mais le changement était clairement en route. En 1891, H. Fehling tenta de déboulonner la sagesse populaire : « c’est une idée totalement fausse que de prétendre qu’une jeune femme éprouve pour le sexe opposé un désir aussi fort qu’un jeune homme… Quand l’amour chez une jeune fille s’accompagne de manifestations sexuelles, il faut considérer le cas comme pathologique. » En 1896, Bernhard Windscheid postulait : « Chez la femme normale, particulièrement dans les classes sociales supérieures, l’instinct sexuel est acquis et non pas inné ; c’est quand il semble inné ou bien qu’il se manifeste spontanément que c’est anormal. Ne connaissant pas cet instinct avant le mariage, les femmes n’éprouvent pas de manque puisque la vie ne leur offre aucune occasion de l’acquérir. » "


Voilà, de rien.

Com#124871  | score:3  +1 -1 | Par Tino Semaine

Wow. T'écoutes ce que tu dis ou c'est juste un tas de mots qui t'es passé par la tête ?
Y'a déjà eu des cas répertoriés d'hommes devenus fous par l'absence de sexe ou alors tu viens de l'inventer ?

Si un homme est en manque de sexe, il se branle. Si une femme est en manque de sexe, elle se branle.
1 point partout, balle a centre.

Et ça sort d'où que la sexualité masculine serait plus impérieuse que celle des femmes ? D'un pseudo-raisonnement à 2 balles où tu tords les faits comme bon te semble dans l'unique but de confirmer ta théorie d'arriéré ?

Non, clairement, s'il y a une raison de légaliser la prostitution, c'est pas celle-là. C'est plutôt au nom du libre arbitre. Chacun devrait être libre d'utiliser son corps comme bon lui semble, même si ça veut dire fournir des services sexuels contre de l'argent.
Et la deuxième raison c'est que ça permettrait d'encadrer la pratique et d'éviter l'exploitation des femmes importées des pays de l'est par des réseaux mafieux.

Com#124878  | score:1  +1 -1 | Par Joris Genet

Épouse moi ?

Com#124892  | score:1  +1 -1 | Par Tino Semaine

Quand tu veux ! :)



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