Pseudo :   Mot de passe : 
sera ajouté automatiquement à la fin de votre texte.

300 caractères restant (et 3 anecdotes aujourd'hui)


Choisissez une catégorie :
Prévenez moi si mon anecdote reçoit des commentaires. Email :
73% normal (54 votes)

je pense que la sexualité nous chosifie : taille, poids, couleur de cheveux, âge, etc... quand pourtant on se fout du corps en amitié, donc qu'il est un trompe-l'œil qui engendre un sentiment factice Suis-je normal ?

Auteur : Antoinette Ré, il y a longtemps
 2 moi aussi.

Ils sont dans le même cas

Ankae / 2 personnes

50% de 'moi aussi' anonyme

Les commentaires sont désactivés pour cette anecdote




Com#116995  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Mais complétement !
Suffit de voir un peu les catégories qu'on trouve sur les sites de fesses. "Blonde", "Beurette", "Grosse", "Quarante ans et plus"... on est toutes repris selon des morceaux de nos caractéristiques physiques. On se croirait presque chez le boucher à choisir un morceau de viande...

Com#117021  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

merci pour ton soutien
peut-être que c'est encore pire chez les femmes, de se sentir si réifiées, si chosifiées

Com#117079  | score:0  +1 -1 | Par Jasmine Silice

En même temps, sur les sites porno, on ne cherche rien d'autre que du physique. On s'en fout un peu du caractère des gens quand tout ce qu'on cherche c'est des images explicites.

Com#117089  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Je suis assez d'accord, sauf que ce genre de catégories qu'on trouve sur la plupart de ces sites ne concernent souvent que les femmes (on sélectionne rarement les mecs sur des caractéristiques aussi limitées) et en plus je me dis que catégoriser devrait être possible sur d'autres critères (position pratiquée, nombre de participants, "ambiance"...) et que ces catégories là on les trouve aussi mais moins facilement...
Bon après c'est peut-être moi qui vais sur les mauvais sites, mais ça me pousse à penser que particulièrement les femmes, on est quand même vachement réduites à quelques détails de notre anatomie.

Com#117107  | score:0  +1 -1 | Par Noé échalote [Android]

Bien, il ne faut pas se voiler la face, les visiteurs sont majoritairement des hommes. Les vidéos sont donc axées sur les femmes, les hommes sont le plus souvent réduits à un phallus. (Je parle du porno cis hétéro, le seul qui m'intéresse. ^^)
Donc bon, ça n'aurait pas trop de sens de choisir précisément le type de mec que tu veux s'il n'apparaît jamais à l'image. Mais il y a quand-même quelques critères qui reviennent souvent, comme BBC (je te laisse chercher si tu ne connais pas ^^).

Je sais aussi qu'il existe du porno "pour femmes" fait par des femmes. J'imagine qu'il aura une approche différente.

En fait, je ne suis pas trop sûr de comprendre ce qui te dérange dans le porno mainstream. Les hommes sont bien plus objectifiés que les femmes étant donné qu'ils ne servent que de gode vivant. Aussi bien à l'image qu'au tournage où ils doivent avoir des érections et éjaculations sur commande. Alors que les femmes sont littéralement des star, elles sont mises en valeur de la tête aux pieds. De cette différence de traitement à l'image découle directement les critères de recherche : on peut choisir des tas de critères sur le physique des femmes, et seulement quelques critères de taille et couleur du pénis des hommes.

Après, moi j'utilise souvent des mots-clé qui portent sur l'action pratiquée (en plus de critères physiques parfois). Ça marche bien.

Com#117126  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Si les visiteurs sont majoritairement des hommes, c'est aussi justement parce que la représentation des femmes dans ces films n'est clairement pas valorisante. Elles ne sont mises en valeur que par leur capacité à servir de vide-couille à des hommes, on représente leur plaisir de la façon qui plaît aux hommes (plaisir vaginal, très expressif, souvent mêlé de souffrance, voir plaisir à recevoir du foutre sur le visage quand bien même ca ne plaît qu'à une minorité), elles sont infantilisées, soumises, et les tentatives de scénario tournent souvent autour de la façon dont elles seront consentantes mais contraintes dans un même temps. Le principe du "contournement" du refus de la nana est très souvent exploité, l'érotisme repose sur la façon dont ses barrières seront abaissées, sur le moyen par lequel le mec parviendra à ses fins, alimentant clairement l'idée qui dit que "une femme qui dit non, ça peut vouloir dire oui" et toutes les autres conneries que l'on peut par exemple retrouver dans les méthodes de "séduction" des pick up artist, qui se disent en avoir carrément fait un "art"...

Alors si la femme est centrale dans les films X, ce n'est pas parce qu'elle en est la star, mais bien parce qu'elle en est l'objet.

Et il y a énormément de films où les hommes apparaissent autrement que par leurs pénis, ils ont même droit souvent à une belle palette d'expressions faciales dominatrices...

Le X fait par des féministes m'intéresse beaucoup, malheureusement il est difficile d'accès et souvent payant (ce que je ne critique pas : faut bien de l'argent pour produire un film). Du coup, je fais également mes recherches à partir de l'action pratiquée ou du nombre de participants.

Com#117142  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

apparemment tu es une femme, Joris, et sache que la plupart des féministes sont contre le porno, et aussi les religieux ou les anticapitalistes, car la représentation cupide de ces amas de viande pour un spectateur se masturbant dans son confort anonyme, et tout bonnement inacceptable
l'obscénité c'est étaler ce qui devrait rester de l'ordre de l'intime
"l'homme est une ordure, il s'habitue à tout" disent les anti-pornos en citant Dostoiveski
mais le porno, revenons au sujet de départ, a le mérite de prouver qu'on n'a pas besoin de connaître ou d'apprécier qqun pour être excité par un corps

Com#117147  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Ben, "la plupart des féministes", non, en fait. Un certain nombre de mouvement féministe, de groupe idéologique féministe, oui. Mais en fin de compte plutôt minoritaire.
Je suis féministe et je ne suis pas contre la pornographie.

"Ce qui devrait rester de l'ordre de l'intime" : pourquoi ? Et au nom de quoi ? En en faisant un tabou dont on ne parle pas, qu'on n'expose pas, qu'on ne montre pas, on a surtout fait du sexe quelque chose de honteux, de culpabilisant. Je ne crois pas que ce soit une bonne chose.

Le dédramatiser, le banaliser, le rendre positif, c'est ainsi qu'on parviendra à en faire quelque chose de sain, de plaisant, d'épanouissant.

Com#117159  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

pas d'accord, le banaliser ? allons faire des partouzes dans les rues tant que t'y es
le sexe n'est pas honteux, mais il devient obscène quand il est sorti de son contexte intime
la pornographie n'est pas rendre positif la sexualité
c'est une industrie exploitant la misère sexuelle rendant la sexualité consumériste, sans sentiments, tels des amas de viande
et pour le FRIC

Com#117162  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Pourquoi partir dans les extrêmes ? Qu'Est-ce qui ferait que, d'un seul coup, les gens perdraient toute pudeur pour partouzer dans la rue ?

On a dédramatisé et banalisé le fait de faire caca, non ? Tu fais caca en groupe et au milieu de la rue, toi ?

La pornographie telle qu'elle se présente majoritairement aujourd'hui n'est, en effet, clairement pas positive. Ca ne signifie pas qu'elle ne peut pas le devenir. Justement en cessant de traiter ses acteurs comme tes amas de viandes.
Par contre, j'aimerais bien que tu me dises quels sont les sentiments "nécessaires" au sexe, selon toi.

Com#117168  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

il n'y a pas de "sentiments nécessaires" au sexe, chacun fait ce qu'il veut de son corps
on peut juste coucher le temps d'une soirée après avoir bu entre 2 adultes consentants
je ne souhaite pas sacraliser le sexe, mais la marchandisation des corps via la pornographie et la prostitution me semble un autre extrême
je veux te donner un chiffre : on estime (selon sondages et avocats) que 2 divorces sur 3 ont lieu à cause de la pornographie, car c'est ne pas respecter sa femme pour bon nombre d'entre elles
, et plonger dans cet univers indique un certain nihilisme : on ne croit en rien
même une pornographie soft, avec acteurs simulant des couples monogames, n'est pas forcément souhaitable
et d'ailleurs on ne peut être vraiment "acteur" dans ces films car l'acte n'est pas simulé

Com#117176  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Mais dans la pornographie, il s'agit d'acteur consentants, de réalisateurs consentants, s'adressant à un public consentant... il est où le problème ?
Si chacun fait ce qu'il veut de son corps ?

Le chiffre que tu me donnes, tu l'as trouvé où ? Je ne trouve pas la moindre référence à ce que tu dis.

L'acte est tout aussi simulé qu'un baiser, une accolade ou un câlin dans un film. C'est problématique aussi ?

Com#117178  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

le chiffre donné est viable, je l'avais entendu une fois à la radio, et j'ai pu le vérifier sur le net récemment
on peut dire aussi qu'une roumaine miséreuse droguée de 16 ans est consentante pour se prostituer à 5€ la passe...
crois tu que vu l'industrie que constitue la pornographie, les réalisateurs vont chercher des stars du X ?? ils vont chercher des filles bas de gamme pas chères
et même pour celles ou ceux qui font ça sciemment, et volontairement, faut-il pour autant autoriser un marché aussi dégradant pour les femmes ou les relations humaines?
voilà pourquoi c'est interdit dans un bon tiers des pays du globe

Com#117181  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Ben j'aimerais bien en lire davantage sur ces chiffres, même si jusque là la seule chose que j'ai envie de dire c'est que c'est quand même grave de divorcer parce que son conjoint a eu besoin de diversifier son imaginaire érotique sans faire appel à sa femme...

Mais arrête, je ne suis pas en train de te parler de réseau, ou de trafics humains, là. Ce n'est pas l'unique chose qui compose les métiers du sexe. Oui il y a des gens qui consentent à tourner des pornos et oui il y a des gens qui consentent à se prostituer. Faut pas tout mélanger.

Et si on les rendait moins dégradants, justement ?

Com#117183  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

⦁ Douze pour cent de tous les site web sont des sites pornographiques.
⦁ Il y a 4.2 millions de sites Web pornographiques…
⦁ 68 millions de requêtes quotidiennes pour des site pornographiques via les outils de recherche internet. C’est-à-dire 25% de toutes les requêtes de recherche Internet. 
⦁ L’industrie de la pornographie sur le Web a rapporté 97 milliards en 2006. Les chiffres se répartissent ainsi pour les 4 pays ayant dépensés les plus : 27 milliards en Chine; 25 milliards en Corée du sud, 20 milliards au Japon, 13 milliards au Etats-Unis. Quand aux canadiens, ils ont dépensés 1 milliard de dollars pour de la pornographie sur le Web en 2006.

(d'autres chiffres sur cette industrie gigantesque)
⦁ 200 nouveaux sites Web consacrés à la pornographie naissent chaque jour. Selon l’entreprise U.S.

Com#117185  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Non mais d'accord que c'est une industrie gigantesque... pas besoin de chiffres pour le savoir. C'est pas de ça qu'on parle, là, toi tu pars sur l'idée qu'il faudrait l'abolir complétement, que par principe le porno c'est "pas bien".

Moi je n'aime pas ce qu'elle est aujourd'hui, sans pour autant juger qu'elle doit disparaître.
Ces chiffres n'apportent rien de plus, là.

Com#117180  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

57 millions d’américains ayant un accès à l’Internet, 25 millions visitent des sites pornographiques pour des périodes variant de 1 à 10 heures chaque semaine
10% des adultes admettent avoir une dépendance au Cybersexe. 
79 % des jeunes sont exposés accidentellement à la pornographie sur le Web lorsqu’ils naviguent à la maison
47% des familles signalent que la pornographie est un problème dans leur foyer
Internet a été un facteur significatif dans 2 divorces sur 3 au États-Unis
Les adultes de demain auront à effacer les images d’une sexualité tronquée avant de pouvoir vivre pleinement les joies d’une sexualité communicative, épanouie et pleinement partagé avec l’être aimé.
(copier coller de statistiques sérieuses trouvées sur le net)

Com#117184  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Le problème des chiffres, c'est qu'ils sont représentatifs d'une réalité à un moment précis, sans donner pour autant la raison de cette réalité.
Une mauvaise éducation à la consommation de pornographie ? Un problème dans la représentation de la sexualité (surtout aux Etats-Unis...) ?

Vu qu'il existe des consommateurs "raisonnés" dans des foyers qui ne s'en plaignent pas, et si on commençait par observer ce qui différencie les consommateurs de pornographie "raisonnés" des consommateurs "dépendants" ?

Com#117187  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

moi je suis pour l'interdiction à 90% de cette industrie
pour que les 10% reste une industrie "propre", avec acteurs bien payés, sans VIH, et pour que des spectateurs potentiellement dangereux, puissent s'assouvir sans avoir recours au viol
George Mickael, ou bcp d'artistes et d'intellectuels s'opposent à ce marché du sexe

Com#117188  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Ce n'est pas exactement ce que tu disais ici : "la représentation cupide de ces amas de viande pour un spectateur se masturbant dans son confort anonyme, et tout bonnement inacceptable"...

Parce que, ce que je défend, moi, c'est de faire de la pornographie une industrie propre, avec des acteurs conscients et consentants, bien payés, bien protégés, et qui offre une représentation de la sexualité et de ses intervenants saine et positive...

Com#117160  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

et Freud disait que c'est justement la répression sexuelle qui est fondatrice de la civilisation
car c'est en refoulant ses pulsions qu'on accède à la culture

Com#117165  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Freud disait aussi que le plaisir clitoridien chez la femme était signe d'immaturité.
Faut pas tout avaler sous prétexte que ça sort de sa bouche.

L'accès à la culture de l'humanité s'explique bien plus aisément par la facilité et la rapidité de satisfaction de ses besoins primaires (chaleur, nourriture, sécurité...) acquise au fur et à mesure de notre évolution, qui a permit à notre espèce de se questionner davantage et d'avoir du temps pour autre chose (art, notamment) que la survie.

Com#117169  | score:0  +1 -1 | Par Judith reine de coeur

Erm erm ! Je suis la preuve vivante du contraire ! Freud était sacrément taré tout de même...

Com#117173  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

je suis loin d'être partisan ou grand admirateur de Freud
mais il faut une retenue devant la libido, le refoulement des instincts primaires permet la sublimation dans l'art et la culture, parait-il

Com#117177  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

"Parait-il"...
Ou sinon, on utilise la libido et nos "instincts primaires" (dont le sexe en lui-même s'est déjà dissocié : sexualité de plaisir supérieure à sexualité reproductive, changement des cycles de désir féminins, arrivée de la contraception, pratiques qui n'ont plus rien à voir avec celles de nos ancêtres...) en la considérant comme partie intégrante de notre culture, et en la sublimant dans l'art :)

Com#117164  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

pratiquer le sexe est positif
le pratiquer pour de l'argent devant des caméras dans un but cupide, dans un contrat implicite réalisateur-acteur-branleur, c'est obscène
t'as qu'à jouer dans un film X si c'est si positif, y a beaucoup de fille de l'Est à 50€ la scène qui doivent nourrir leur famille, qui te feront concurrence

Com#117171  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Et donc, c'est forcément mal ? Il suffirait pas simplement pour ceux que ça heurt, de ne pas en regarder ? Et de na pas en tourner ?

Pourquoi ne pourrait-on pas faire du sexe un travail si on en a envie, exactement ? Et pourquoi ne pourrions nous pas faire profiter ce travail à ceux qui sont intéressés ?

Simuler la vie de famille, l'intimité d'un couple (hors sexe), la vie privée de quelqu'un dans un film, ça te dérange aussi ?

Et pourquoi en arriver au fameux stade d'argumentation : "ben fais le alors", je dois faire tout ce que je soutiens ? Si je soutiens une équipe de foot et que tu n'es pas d'accord avec moi, tu vas me dire de jouer avec eux ? C'est quoi l'idée ? On ne peut pas débattre sans faire intervenir la vie privée, l'intimité de notre interlocuteur ?

Com#117174  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

bon tu as raison sur ce point, on peut soutenir une profession sans la pratiquer soi-même
mais là où tu as tort, c'est que s'il n'y avait pas d'offre il n'y aurait pas de demande
pourquoi pas légaliser la drogue aussi? "ta phrase pourquoi ne pourrions nous pas faire profiter ce travail à ceux qui sont intéressés ?" fonctionnerait aussi
on ne peut pas tout mettre sur le marché sous prétexte qu'il y a une clientèle
et de nos jours, avec internet chez soi, bcp d'hommes souffrent de cette opposition : il déteste le X mais leur corps dit oui
donc regarder n'est pas forcément acquiescer

Com#117179  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Comment sais-tu qu'il n'y aurait pas de demande ?

Donc, tu compares du sexe consenti à de la drogue. Tu connais des cas de violences, de maladies, de décès dû à la consommation de pornographie ?
Les problèmes que tu soulèves, ils ne sont pas dû à la pornographie en elle-même... mais au manque d'éducation qui l'entoure et à la représentation culpabilisatrice qu'on continue à faire du sexe, justement.

Com#117182  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

non pas d'accord
il est prouvé que la pornographie augmente la violence dans la société
car cette représentation immoral du sexe augmente la délinquance, notamment sexuelle, c'est prouvé
la sexualité n'est pas la pornographie, tu fais un amalgame immonde
le porno, c'est du cul avec des gens qui ne se connaissent pas et dans un but cupide

Com#117186  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Il est prouvé... par qui ? Donne moi des sources, ou au moins une argumentation qui tient debout...

La sexualité, c'est quoi pour toi, au juste ?

Pour moi c'est le fait de partager des rapports sexuels consentis. Point. Le reste est propre à chacun et lui appartient.
Et quand bien même ça ne serait pas de la sexualité, quel est problème, encore une fois ?
La cupidité, on l'a tous, on vit dans un monde régit par l'argent, il faut travailler et en gagner pour remplir des besoins de bases, comme se loger ou se nourrir. La façon dont on décide de gagner cet argent nous appartient.

Com#117189  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

trouvé sur le net : Avec les moyens technologiques actuels, les films pornographiques pourraient être entièrement réalisés en images de synthèse, ce qui permettrait au moins d’épargner la souffrance à une multitude de femmes qui figurent dans ces films. Des films pornographiques en image de synthèse seraient effectivement du fantasme, comme les livres, les bandes-dessinées ou autres. Mais cela n’intéresse pas les consommateurs qui, pour fantasmer et être excités sexuellement, ont besoin de savoir que c’est du réel, que ces femmes ont réellement été humiliées et violentées.

Sur les plateaux de cinéma, on se soucie plus des animaux que des femmes, puisqu’il est interdit de faire du mal à un animal pendant le tournage d’un film. Et cela est sévèrement contrôlé. Par contre, cela ne dérange personne que, dans la pornographie, des femmes subissent des tortures sur des plateaux de cinéma, puis qu’on diffuse et qu’on vende les images de ces tortures.
Rapports sexuels consentis Joris?

C’est donc de la violence bien réelle et non du fantasme, comme le prétend l’industrie pornographique. Et c’est parce qu’elle est bien réelle qu’elle intéresse les consommateurs.

Com#117192  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Alors.

Oui, il y a un problème dans ce que tu expliques dans ton premier paragraphe. Mais c'est un problème de sexisme qui s'étend plus largement et qu'on retrouve dans le comportement de nombreux hommes, à moindre degré. Harcèlement de rue, frotteurs, tripoteurs des transports en commun... Le "non-consentement" de la femme est représenté comme érotique, et ça, même aux femmes (merci Cinquante Nuances de Grey...). La virilité, l'autorité et l'ascendant sur les femmes est considéré comme de la valeur chez un homme, et c'est un problème qu'on ne rencontre pas que dans le porno, ce n'est pas en interdisant la pornographie ou en en faisant des images de synthèse qu'on changera quoique ce soit du fond du problème.

Par contre, éduquer les gens, remettre en question ce qu'est la "virilité" et la "féminité", en proposer des représentations multiples, alternatives, déconstruire ce que la société en a fait, ça ressemble déjà plus à un début de solution.

Pour les animaux, en fait, c'est ce qu'on veut nous faire croire, en vérité la société s'occupant du label "Aucun animal n'a été blessé lors de ce tournage" est financée par les productions de cinéma. Plus ça paye, plus le label s'obtient facilement, maltraitance sur le plateau ou non.
Le tigre de l'Histoire de Pi est mort sur le tournage, on ne compte plus le nombre d'animaux décédés de fatigue lors des tournages de la saga "Le Hobbit", etc, etc. Les images de ces tortures, on les a. Et on en a même pas conscience.

Oui, rapports sexuels consentis. Je suis amenée, au sein des groupes féministes, à suivre parfois des prostituées ou des réalisatrices et actrices/acteurs de pornographie féministe. Je t'assure que tou.te.s sont consentants. Il y a une certaine forme de militantisme dans ces actions, de l'empowerment, les concernés sont fiers de ce qu'ils font.
Tu généralises un cas, certes largement répandu, à l'idée de base. Mais ce n'est pas l'outil qu'il faut remettre en cause, c'est son contexte et les influences qu'il subit...

Com#117195  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

consentantes? peut-être, mais aucune n'avait choisi de faire ce "métier" au départ
la prostitution est un mal nécessaire certes
mais c'est peut-être le capitalisme le problème, qui est en soi un système patriarcal
toutefois je défends la cause des femmes, car la prostitution et la pornographie sont des lieux où elles sont souvent humiliées
et les quelques grandes féministes dont j'ai pris connaissance sont contre ce business
on ne vend pas un produit ou un service, on vend d'une certaine façon la dignité d'un être humain, car je persiste à croire que les actrices vraiment consentantes sont minoritaires
voilà pourquoi ton point-de-vue de "féministe" m'étonne

Com#117198  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Pas si nombreux sont ceux qui peuvent se vanter d'avoir choisi "au départ" leur métier.
Personnellement, je ne fais pas ce que je fais par vocation, je suis à mon poste parce que je n'ai rien trouvé qui me convenait plus. Et c'est une forme de consentement aussi.
Quand il s'agit de travailler, chacun fait comme il peut/veut : on fait avec nos principes, nos besoins sociaux, nos désirs de sécurité, nos limites en terme d'implication, etc, etc. Par exemple, je ne pourrais jamais bosser dans un abattoirs ou dans une boucherie. Être travailleuse du sexe me conviendrait davantage (arrondir mes fins de mois en me prostituant est encore en réflexion).
Certains peuvent vendre leur image, d'autres leur consentement, d'autre encore leur disponibilité familiale. On est pas tous égaux, ou identiques, à ce niveau, et un choix ne vaut pas plus qu'un autre.

La prostitution et la pornographie ne sont que des milieux parmi tant d'autres où les femmes sont humiliées. Le sport en fait aussi parti. La finance. La science, les mathématiques, l'informatique...
Le problème n'est pas dans le travail du sexe. Il est beaucoup, beaucoup plus large que ça.
Et que ce consentement soit minoritaire ne change rien au fait qu'il existe.

Pour ce qui est du féminisme, tu en trouveras qui veulent abolir l'avortement, d'autres qui sont contre la parité, d'autres qui refusent de parler de genre... il y a un paquet de mouvements, d'idéologies différentes, tous représentés par de "grandes féministes" et tous aussi féministes les uns que les autres.
Il n'y a pas une façon de pensée unique féministe...

Com#117200  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

si le problème n'est pas dans le travail du sexe, il est où?

Com#117206  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Ben, capitalisme, patriarcat, sexisme, essentialisme... entre autres choses.

Com#117191  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

je te propose un truc : torture des gens en direct Joris , tu feras beaucoup d'audimat et d'argent !
on est dans un monde régi par l'argent, alors tu te feras un max de blé !

Com#117193  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Mais arrête de partir dans les extrêmes comme ça, c'est dingue, mince quoi !
Ta mauvaise foi t'amène à me faire dire des choses que je n'ai pas dis, c'est fatigant à la fin !

Tu fais un raccourci monstrueux (immonde, pour reprendre tes termes) : acteur porno = torturé. Mais non. Ce n'est pas toujours le cas.

Bien sur que non je ne suis pas pour faire de la souffrance non-consentie un commerce sous prétexte qu'il faut gagner sa vie, mais là tu mélanges tout, quoi...

Com#117199  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

Objections féministes

Les féministes ont des opinions diverses sur la pornographie. Pour bon nombre d'entre elles, par exemple Diana Russell, Andrea Dworkin, Catharine MacKinnon, Susan Brownmiller, Dorchen Leidholdt, Ariel Levy ou Robin Morgan, la pornographie est dégradante pour les femmes et se rend complice de la violence exercée contre elles à la fois par la production d'œuvres (dans un milieu où, selon elles, les mauvais traitements et l'exploitation des actrices sont monnaie courante) et par la consommation de ces œuvres (qui, selon elles, érotise la domination et l'humiliation des femmes, et renforce les comportements sociaux et sexuels qui favorisent le viol et le harcèlement sexuel). Par contre, les féministes font souvent des distinctions entre les diverses formes de pornographie.

Historique

Dès la fin des années 1970, certaines féministes radicales dénonçant la pornographie constituent des associations, par exemple Women Against Pornography, qui organisent des activités de sensibilisation, comme des projections, des discours et des visites guidées de l'industrie du sexe à Times Square, afin de faire prendre conscience à la population du contenu des œuvres pornographiques et de l'image de la sexualité véhiculée par les boutiques érotiques et les spectacles à caractère sexuel.

Wikipédia sur les féministes et la pornographie :

La publication de L'Épreuve (Ordeal) galvanise le mouvement féministe anti-pornographique. Dans cet ouvrage, Linda Boreman, héroïne de Gorge profonde sous le pseudonyme de Linda Lovelace, affirme que son mari Chuck Traynor l'a battue, violée et obligée à se prostituer depuis le début de leur relation. Il lui aurait fait jouer certaines scènes du film sous la menace d'une arme à feu, et il aurait usé de violence physique, verbale et psychologique, ainsi que de menaces, pour la contraindre. Elle a aussi raconté que son époux l'avait contrainte à se soumettre à une scène zoophile avec un chien lors d'un autre tournage. Cependant, dans le documentaire Inside Deep Throat, on voit les réalisateurs Fenton Bailey et Randy Barbato interviewer plusieurs personnes liées à Gorge profonde, dont le réalisateur Gerard Damiano et l'acteur Harry Reems. Ces derniers affirment que Linda Boreman n'a pas été forcée à participer au film et qu'ils n'ont jamais vu d'armes à feu sur les lieux du tournage. Dworkin, MacKinnon et les membres de Women Against Pornography affichent publiquement leur soutien à Linda Boreman et collaborent avec elle lors de ses apparitions publiques et de ses discours. La réflexion autour de L'Épreuve attire l'attention des féministes non plus seulement sur la consommation d'œuvres pornographiques (ce qui était le centre de leurs préoccupations dans les années 1970), mais aussi sur le milieu de la pornographie, où selon elles abondent les cas de mauvais traitement, de harcèlement, d'exploitation et de violence physique et sexuelle. Elles s'appuient aussi sur l'expérience d'autres actrices pornographiques célèbres, comme Traci Lords, et sur les témoignages exprimés dans des œuvres féministes récentes, comme Power Surge: Sex, Violence and Pornography de Susan Cole. Catharine MacKinnon propose, pour déterminer si l'industrie pornographique exploite les femmes, de poser la question suivante : les femmes choisiraient-elles de travailler dans la pornographie s'il n'y avait pas d'argent en jeu? Les critiques notent cependant que ce cadre d'analyse pourrait s'appliquer à n'importe quel autre secteur sans que les résultats ne soient différents.

Certaines féministes qui militent contre la pornographie, en particulier Andrea Dworkin et Catharine MacKinnon, préconisent l'adoption de lois qui permettraient aux femmes qui ont été agressées sexuellement ou qui ont subi un préjudice à cause de la pornographie de poursuivre en justice les producteurs de ce milieu. Le projet de loi qu'elles ont rédigé, l’Antipornography Civil Rights Ordinance, est voté deux fois en 1983 par la ville de Minneapolis, mais le maire Donald Fraser, affirmant que la ville n'a pas les moyens de défendre en Cour le caractère constitutionnel de la loi, y met son veto. La loi est adoptée en 1984 par la ville d'Indianapolis et approuvée par son maire William Hudnut; elle est également adoptée à Bellingham, Washington, en 1988, mais est déclarée chaque fois inconstitutionnelle par les tribunaux d'État et la Cour fédérale. En 1986, la Cour suprême des États-Unis corrobore les décisions des autres tribunaux sur le cas d'Indianapolis sans faire de commentaires.

Si de nombreuses féministes militant contre la pornographie soutiennent les actions législatives, d'autres, comme Susan Brownmiller, Janet Gornick, et Wendy Kaminer objectent que ces campagnes seraient déboutées par les tribunaux, qu'elles violent le principe de liberté d'expression et qu'elles nuisent aux mouvements anti-pornographie en détournant des efforts qui pouvaient être consacrés à des campagnes d'éducation et à des actions directes.

Bon nombre de militantes féministes se décrivant comme radicales sur les questions touchant la sexualité, comme Ann Simonton, Nikki Craft et d'autres membres du mouvement Media Watch, connaissent des démêlés avec la justice pour exhibition au cours d'actions de dénonciation de la pornographie. Elles appliquent des principes de désobéissance civile à l'égard de l'industrie de la pornographie en déchirant des exemplaires de magazines présentant des scènes violentes et représentant selon elles le viol comme un divertissement sexuel. Au cours de ces actions, elles affirment rejeter les représentations de la sexualité illustrées dans des magazines comme Hustler et Penthouse.

En 1992, la Cour suprême du Canada, dans le jugement R. contre Butler aussi appelé « décision Butler », alimente les critiques en incorporant des éléments des travaux de Dworkin et de MacKinnon dans les lois canadiennes sur l'obscénité. La Cour affirme dans ce jugement que la loi actuelle, en fondant ses principes sur le critère de la moralité ou sur des normes sociales de décence, viole le droit à la liberté d'expression exprimé dans la Charte canadienne des droits et libertés. La loi pourrait être conforme à la constitution canadienne si elle se fondait sur les principes de la Charte garantissant l'égalité des sexes. Le jugement de la Cour, avec la collaboration de MacKinnon, reprend de nombreux éléments de textes préparés par le mouvement Women's Legal Education and Action Fund (LEAF). Andrea Dworkin s'oppose aux positions de la LEAF en affirmant que les féministes ne devraient pas appuyer la loi sur l'obscénité ni chercher à réformer le droit criminel sur la question.

L'opposition entre les mouvements féministes anti-pornographie et leurs critiques s'intensifie lorsque le gouvernement canadien intente une poursuite contre la librairie gay Glad Day Bookshop, située en Ontario, en invoquant pour la première fois la décision Butler. La librairie est poursuivie pour avoir vendu un magazine sado-masochiste lesbien, Bad Attitude. En 1993, des exemplaires du livre Pornography: Men Possessing Women d'Andrea Dworkin sont confisqués par des douaniers canadiens afin d'être inspectés11. Cette anecdote fait naître la légende selon laquelle les livres d'Andrea Dworkin sont interdits par une loi qu'elle a elle-même fait voter. On doit savoir cependant que la décision Butler ne reprend pas tout le contenu des travaux de Dworkin, qu'Andrea Dwordin elle-même n'appuie pas cette décision et que les livres (qui seront rendus peu après le contrôle) sont confisqués à la suite d'une mesure habituelle d'inspection qui n'a rien à voir avec la décision Butler.

À la fin des années 1970, le Royaume-Uni connaît également une vague de féminisme radical qui s'en prend à la pornographie. Les groupes Women Against Violence Against Women et Angry Women, entre autres, protestent contre l'usage d'images à caractère sexuel dans la publicité et au cinéma. Des membres de ces groupes vont jusqu'à mettre le feu dans des boutiques érotiques. Ce mouvement ne dure toutefois pas longtemps. Il est contré par des manifestations de femmes noires et handicapées, qui affirment que la pornographie est une question à laquelle s'attaque la classe moyenne blanche, mais qui fait oublier les discriminations dont sont victimes les femmes noires et handicapées.

Du point de vue de la sexologie

La sexologue belge Thérèse Hargot prend position contre la banalisation de la pornographie, notamment parce que cette dernière introduit une forme anxiogène dans la relation sexuelle à travers la norme de jouissance, la notion de performance sexuelle ou de danger lié à la sexualité. Pour elle, cette nouvelle normativité sexuelle crée une discrimination sexuée visant les femmes, et surtout les jeunes filles, qui sont dévalorisées dans le choix de partenaires nombreux, alors que les hommes ou les garçons sont valorisés. Pour y remédier, elle propose le choix de l'abstinence et de la fidélité.

Critiques féministes du mouvement anti-pornographie

Un certain nombre de féministes, au contraire, refusent les contraintes juridiques et prônent l'accès libre à la pornographie. Elles préfèrent aborder la sexualité de façon positive et critiquent l'activisme dirigé contre la pornographie. Ces féministes défendent un large éventail de points de vue sur la question : certaines affirment que la croissance du secteur de la pornographie est un élément important de la révolution sexuelle et qu'elle aurait contribué à la libération de la femme; d'autres soutiennent que l'industrie pornographique, qui exploite souvent la femme, est effectivement misogyne, mais que la pornographie peut être féministe et qu'elle l'est parfois. Elles proposent donc de réformer l'industrie pornographique plutôt que de s'y opposer. Elles contestent les théories anti-pornographie des féministes et accusent celles qui les défendent d'occulter certaines preuves, de se montrer trop prudes et d'être intolérantes à l'égard des différences sexuelles. Elles s'opposent également aux pratiques politiques de ce mouvement, qui tiennent selon elles de la censure, et accusent les femmes qui militent contre la pornographie de défendre le statu quo en complicité avec les conservateurs.

Par ailleurs, de nombreuses féministes critiquent l'hypocrisie de ceux qui veulent interdire la pornographie en raison de son caractère sexiste, mais qui ne parlent pas d'autres formes de communication au moins aussi sexistes. Dans son livre Sexwise, Susie Bright note que :



« C'est une critique différente de dire que la pornographie est sexiste. Tous les médias commerciaux le sont. C'est comme boire plusieurs verres d'eau salée et se plaindre que l'un d'entre eux est salé. La (seule) différence de la pornographie est qu'il s'agit de gens qui font l'amour, et nous vivons dans un monde qui ne peut pas tolérer cette image [...] »

Parmi les défenseurs de ce point de vue et d'idées similaires, on compte également la sociologue Laura Kipnis, l'écrivain et thérapeute Patrick Califia ainsi que l'écrivain et actrice pornographique Nina Hartley

Com#117203  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Je ne comprends pas pourquoi tu me copie/colle ça, en fait ?

Com#117205  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

ce copier coller, c'est pour que j'y vois plus clair (moi)
et pour tu faire admettre ou comprendre que tu es minoritaire parmi les mouvements féministes, dont la plupart s'opposent aux films pornographiques

Com#117209  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Sauf que, dans ton étude, déjà, on parle d'un mouvement féministe anti-pornographie qui prend racine en 1970. Donc, plus proche de la "seconde vague" de féminisme que de celle d'aujourd'hui, nettement plus ouverte à la pornographie.

Et si tu pars dans le principe de "me faire admettre ou comprendre" des trucs avec une telle condescendance, je crois que je vais arrêter là tout de suite, je n'ai jamais eu cette prétention à ton égard quand bien même tu n'es pas d'accord avec moi.

Pour le reste, même si j'étais encore d'un mouvement minoritaire, je te renvoie à mon message précédent : et alors ?

Com#117202  | score:1  +1 -1 | Par Antoinette Ré

tout cet article de Wikipédia révèle une majorité de féministes contre la pornographie

Com#117204  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Et alors... ?
Si mon avis n'est pas celui de la majorité, il ne vaut rien ? Il perd son label "féministe" ? Il ne mérite pas d'être entendu ?
Qu'Est-ce que tu essaies de me faire comprendre, là ?

Com#117208  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

non, c'est parfois valorisant d'avoir une opinion minoritaire, surtout quand on a raison... mais as-tu raison?
je te respecte et je ne te connais pas, mais je m'aperçois tout de même que la plupart des féministes intellectuelles de haut niveau sont contre la pornographie

Com#117211  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

J'en ai une autre : y a t-il vraiment quelqu'un qui a raison ?

Donc je répète : et alors ?
Si elles pensent comme ça, il faut que je me prosterne et que je boive leurs paroles, parce qu'elles sont des "intellectuelles de haut niveau" ? Est-ce vraiment ce qui leur donne raison ? Cela les dispense d'être soumise à leur propre vécu, leur propre construction personnelle, leur propre intimité ?

Com#117213  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

écoute notre débat est insoluble, tu es plutôt pour le porno, je suis plutôt contre, c'est un sujet auquel tu as dû réfléchir bien avant ce soir, moi aussi, et c'est comme si on n'était pas d'accord sur l'existence de Dieu, ce sont des sujets qui ne mène à rien, où l'un ne peut convaincre l'autre déjà-convaincu,
tes arguments m'amèneront (peut-être) à devenir plus modérés, mais pas pour autant converti à ton opinion

Com#117214  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

on pourrait conclure en disant que le porno est un mal nécessaire qu'il faudrait mieux encadrer, ça te va ça?

Com#117215  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Mais ce n'est pas moi qui cherche à te faire admettre quoique ce soit, là, en fait.
Ce discours là "notre débat est insoluble", "l'un ne peut convaincre l'autre déjà-convaincu", il aurait été valable si deux commentaires plus tôt tu n'avais pas cherché à me faire "comprendre" et "admettre" que je n'avais pas raison...

Et non, ça ne me va pas, pour moi le porno n'est pas un mal nécessaire, pour moi le porno est un biais d'expression qui peut être utile et même émancipateur. Le seul point où je te rejoins c'est qu'il est préférable de l'encadrer.

Com#117216  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

utile et émancipateur?
tu veux l'autoriser aux moins de 18 tant qu'on y est ?
je vois pas en quoi c'est utile et émancipateur !
les gens savaient faire ça avant l'invention du cinéma!
la clientèle est composée surtout d'hommes frustrés, se masturbant devant, et ainsi s'enfermant dans la boucle d'une vie sexuelle virtuelle ou inaboutie

ou si un couple se permet de voir ensemble ou séparément ces images, très vite la banalisation de voir des inconnus se prendre dans tous les sens, dans toutes les positions etc, les désensibilisera du corps de l'autre
pas très romantique tout ça
rien d'utile ou d'émancipateur

Com#117227  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Et encore une fois, plutôt que de me demander de m'expliciter, tu sautes directement à des conclusions extrêmes qui n'ont juste plus rien à voir avec ce que je disais. Je commence à ne plus voir l'intérêt de continuer cette discussion, en fait.

Utile et émancipateur justement parce qu'on est dans une société qui culpabilise les femmes et leur désir. Dans une société où une femme a le choix entre être "la mère" ou "la pûtain". Où une femme est mal jugée si elle vit sa sexualité comme n'importe quel homme la vivrait.

Se libérer de cette "honte du désir" en l'assumant et en l'affichant, se présenter fièrement et faire de son plaisir, de ses envies, une forme d'art (car oui, comme tout film, le porno peut être de l'art), c'est ce qui est utile et émancipateur.

Mais il y a des choses auxquelles, en tant qu'homme, tu n'es pas confronté dans ton quotidien, et qu'il t'est donc difficile d'appréhender.

Pour ce qui est de la clientèle d'hommes frustrés, ça rejoint ce que je disais plus haut sur ce qui est valorisé dans la virilité. Une femme est tout aussi soumise à la frustration qu'un homme, sauf qu'on lui apprend que la satisfaction de cette frustration ne lui est pas nécessaire (voir même qu'elle est "honteuse", "malsaine", carrément "dangereuse"...), contrairement à ce qu'on apprend aux hommes, qui sont eux considérés comme bien plus soumis à leurs "pulsions", bien plus dépendants de cette satisfaction.

Ce sont des constructions sociales qui peuvent être déconstruites, un changement, une évolution de ces représentations permettrait d'éduquer les gens autrement, notamment les prochaines générations.

Pour ce qui est du porno avant 18ans, cela ne me choque pas. Le "filtre" d'entrée de ce genre de site est aisément contournable et beaucoup d'adolescents y ont eu accès bien avant leur majorité - mon premier porno, à quatorze ans, me semble t-il. Plutôt que d'en faire un interdit si aisément contournable et qui n'amène que désir de le contourner, justement, pourquoi ne pas mettre en place des sites de pornographie adaptés à la curiosité des jeunes de ces âges ? En leur présentant une sexualité positive, qui insiste sur ce qui est important pour qu'elle ait lieu dans le respect de l'intégrité de chacun (consentement, protection...).

L'apprentissage de "comment faire les bébés" survient bien dès l'école primaire, accompagnées d'images équivoques... Sachant que la sexualité infantile existe bel et bien (filles se masturbant dès l'âge de 6ans, garçons s'interrogeant très tôt sur l'érectilité de leur pénis...) faire de la sexualité un "apprentissage" sur le long terme, abordant au fur et à mesure ce qui est susceptible d'intéresser et de ne pas choquer l'enfant/l'adolescent selon sa tranche d'âge, me paraît nettement plus sain que d'en faire une activité tabou réservée aux adultes, inaccessible et donc tellement tentante, qui va les amener à se retrouver face à des images non-adaptées leur présentant une sexualité excessive. C'est ce qui conduit justement à continuer à en faire des acteurs du patriarcat : ils enregistrent cette sexualité comme LA sexualité, par défaut d'encadrement, d'explication sur ce qu'ils voient.

"si un couple se permet de voir ensemble ou séparément ces images, très vite la banalisation de voir des inconnus se prendre dans tous les sens, dans toutes les positions etc, les désensibilisera du corps de l'autre" : Je ne comprend pas bien ce qui te fait dire ça.

J'ai été dans les deux cas (visionnage en couple, visionnage en solitaire, tous mes amoureux consomment du porno en solitaire aussi) et nous n'avons jamais manqué de conscience du corps de l'autre...

Je ne comprends pas le lien que tu fais ici, une explication serait la bienvenue.

Com#117217  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

utile et émancipateur à quoi Joris?
47% des familles signalent que la pornographie est un problème dans leur foyer
Internet a été un facteur significatif dans 2 divorces sur 3 au États-Unis

Com#117228  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Mais arrête avec ces chiffres : ils ne mènent à rien.
Déjà tu colles le contexte des Etats-Unis à l'univers entier, te foutant royalement du contexte dans lequel ils s'inscrivent, et ensuite je suis d'accord pour dire qu'aujourd'hui, telle qu'elle est, la pornographie participe à l'alimentation de nombreux problèmes... on arrête quand de tourner en rond ?

Com#117231  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

je t'ai pourtant posé une question claire : utile et émancipateur à quoi ? utile à ce que l'homme "évacue" se frustration? c'est fuir le problème, une récupération capitaliste de plus car cette société fabrique de la misère sexuelle
et émancipé qui ou quoi ?

Com#117232  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Oui, tu parles de la question à laquelle j'ai répondu dans un commentaire relativement long qui m'a pris du temps juste au dessus, en fait.

Com#117235  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

accès à la pornographie aux mineurs ... non ! si tant de psys et d'intellectuels s'y opposent c'est parce que cette sexualité imposent une façon de voir bestiale, qui peut être très choquante pour les enfants et ados, et qui doivent vivre leurs premiers émois sans modèle !!
si tes "amoureux" se paluchent devant un écran, quand ils sont avec toi, tu devrais plutôt en avoir honte que d'en être fière, tu devrais leur suffire et tu n'es pas respectée !
enfin ton arguent principal est mauvais, en somme il faut que la femme ne soit ni maman ni mince alors, donc des films x permettent de banaliser le sexe et d'autant plus quand ils sont respectueux de la femme !
tu mélanges 2 sujets différents : pour ou contre le sexe non simulé à l'écran, et toi tu réponds oui car ça banalise le sexe, donc ça donne le droit à une vie sexuelle normale à la femme !!
porno et respect des femmes sont 2 sujets très différents

Com#117236  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

p... a été remplacé par mince ! navrant !

Com#117242  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Je te réponds en bas, mon navigateur commence à avoir du mal à suivre.

Com#117237  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

tu inverses tout : tu traites les effets avant les causes
au lieu d'un changement de mentalité qui empêcherait ces films, tu veux un changement de style pour ces "films"

Com#117245  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Non. Tu pars du principe que ces films doivent être empêchés. Moi pas.
Moi je vois en ces films un outil puissant de changement de mentalité, justement, et ne ressent aucunement le besoin de les voir disparaître.

Com#117249  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

voilà ce que j'ai compris de toi :
en tant que féministe, tu veux que l'on accepte les désirs, besoins, et frustrations féminins autant que ceux des hommes; pour ça la pornographie (qui peut être un art!) doit mettre en scène des femmes épanouies qui aiment le sexe, changent de mecs, aient plein d'orgasmes autant que les hommes dans les films, en se prenant plein de sperme partout! et accessible aux mineurs comme moyen éducatif !
ce sera utile et émancipateur, car les gens qui se branleront chez eux, auront une image plus respectueuse et fun de la femme !
excuse moi mais c'est n'importe quoi !
c'est le porno qu'il faut attaquer pour que notre jeunesse grandisse sans modèle de sexualité dépravée, ou de normativité dans la performance, cqfd

Com#117254  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Ouais, t'es quand même profondément bouché, ou particulièrement de mauvaise volonté.
On en rediscutera le jour où tu seras apte à écouter et comprendre ce qu'on te dit, hein.

Com#117238  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré


"si un couple se permet de voir ensemble ou séparément ces images, très vite la banalisation de voir des inconnus se prendre dans tous les sens, dans toutes les positions etc, les désensibilisera du corps de l'autre"

Com#117241  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

certains disent que la corrida est un art, ou certains chient sur des cadres blancs en disant que c'est de l'art
tu veux sacraliser un porno avec revendication de jouissance féminine, pour imiter les hommes
en somme c'est l'argument le plus pourri, imiter les hommes dans ce qu'ils ont de plus crad'

Com#117247  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Il ne s'agit pas d'imiter les hommes, il s'agit d'avoir le choix d'une sexualité aussi riche que celles qu'on leur permet. Il s'agit juste de droits.
Et désolée, mais si tu considères une sexualité épanouie et assumée comme quelque chose de "crade", ben c'est ton problème à toi, hein.

Com#117244  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré


"J'ai été dans les deux cas (visionnage en couple, visionnage en solitaire, tous mes amoureux consomment du porno en solitaire aussi) et nous n'avons jamais manqué de conscience du corps de l'autre... "
beurk beurk beurk
t'as l'air ultra romantique comme nana
et tu adoores que tes mecs se branlent devant d'autres nanas
on peut dire que tu sais te faire respecter ou respecter la cause des femmes !
quelle dégueulasserie!

Com#117248  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Ouhla.
Si j'ai pas envie d'être romantique, si ça m'intéresse pas, qu'Est-ce que ça peut te foutre ? Je me préoccupe de ta vie privée, moi ? Je te juge ?

Je "n'adore" pas qu'ils se masturbent devant du porno, je m'en fous. C'est différent.
Quant au respect, qu'il soit pour moi ou pour la cause des femmes, il ne repose pas sur ça.
Et je trouve ça comique qu'avec ton comportement totalement irrespectueux de ma personne depuis tout à l'heure, tu oses me faire la morale sur le sujet.

Com#117251  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

je te respecte, tu fais ce que tu veux de ton corps, mais j'essaye de te mettre en face de tes incohérences et de tes contradictions les plus totales, c'est pas facile, lis bien mes messages, tu inverses totalement le problème
comprends qu'il n' y a rien de vraiment utile dans le x, car c'est pas en mettant des nanas avec une sexualité épanouie qu'on combattra le manque d'éthique à mettre des gens nus à l'écran et pour de l'argent!
c'est un système patriarcal et une industrie qu'il faut COMBATTRE
ces films alors n'auront plus lieu d'être

Com#117255  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Pardon, j'avais oublié qu'insulter les gens c'était une marque de respect.
Tes incohérences à toi, tu les remets quand en question ?

Com#117246  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

voilà ce que j'ai compris de toi :
en tant que féministe, tu veux que l'on accepte les désirs, besoins, et frustrations féminins autant que ceux des hommes; pour ça la pornographie (qui peut être un art!) doit mettre en scène des femmes épanouies qui aiment le sexe, changent de mecs, aient plein d'orgasmes autant que les hommes dans les films! et accessible aux mineurs comme moyen éducatif !
ce sera utile et émancipateur, car les gens qui se branleront chez eux, auront une image plus respectueuse et fun de la femme !
excuse moi mais c'est n'importe quoi !
c'est le porno qu'il faut attaquer pour que notre jeunesse grandisse sans modèle de sexualité dépravée, ou de normativité dans la performance, cqfd

Com#117239  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré


"si un couple se permet de voir ensemble ou séparément ces images, très vite la banalisation de voir des inconnus se prendre dans tous les sens, dans toutes les positions etc, les désensibilisera du corps de l'autre"
cette phrase signifie que de mêler du sexe réel avec son partenaire et des images trashs sur écran, désensibilise à sa partenaire et au réel

Com#117250  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Mais n'importe quoi...
Les gens, quand ils sont éduqués sur la question savent très bien faire la différence entre réel et fiction...
Quand tu regardes un film de science fiction t'essaies ensuite de faire voler ta voiture, toi ?

Com#117253  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

non, mais je serais moins sensible de voir en vrai une voiture voler dans ma rue !

Com#117257  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Et bien, c'est peut-être que tu aurais besoin d'aller consulter, alors.

Com#117240  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

voici ton problème : comme pas mal de féministe, tu veux que la femme copie l'homme pour être son égal, au lieu d'inciter les hommes à se calmer
aussi tu veux que des femmes partouzent, trompent, se prennent 30 mecs dans un film (par plaisir plus ou moins simulé), afin d'être des hommes, au lieu d'inviter les hommes à éviter de regarder ces films

c'est vrai ce que je dis quand on y pense
et c'est navrant

Com#117252  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Voilà ton problème : tu crois comprendre ce que je dis mais en fait tu comprends rien.
Tu crois, en tant qu'homme, traité par cette société comme un homme, tu vas quand même pouvoir me dire ce qui est féministe et ce qui ne l'est pas, que tu es mieux renseigné que moi et a conscience de tout les enjeux de notre militantisme.
Tu me fais dire ce que je n'ai pas dit par malhonnêteté intellectuelle, modifie mes propos, tirent des conclusions qui n'ont plus aucun rapport avec ce que je disais et assois ton plaidoyer avec des arguments d'autorité en t'imaginant que je suis suffisamment influençable pour me laisser avoir.
Tu juges à la place des femmes de ce qui est bon pour elles, choisit ce pour quoi elles doivent se battre, comment elles doivent le faire, le tout par le biais de tes propres considérations, à savoir celle d'un homme.
Tu penses que "se réapproprier" signifie "imiter", tu penses que "avoir les mêmes droits" revient à "copier", tu penses que sexualité épanouie et assumée signifie tromperie, partouze et gang bang, tu penses que "avoir la possibilité d'accès au même droit" signifie "devenir des hommes".

C'est vrai ce que je dis quand on y pense.
Et c'est navrant.

Com#117256  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

ben j'essaie de te comprendre, et ou je te comprends mal, ou tu ne t'exprimes pas bien !
sache que je respecte les femmes, et d'une façon générale je les préfère assez aux hommes, pour leur maturité et leur douceur
mais pour qui lit notre dialogue on a l'impression que c'est toi la personne mâle pro X et moi le détracteur et défenseur de la cause des femmes !
explique-toi bien et brièvement stp

Com#117258  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Attends, non, t'es vraiment de mauvaise foi, là !
Tu as quand même réussi à transformer "Sachant que la sexualité infantile existe bel et bien (filles se masturbant dès l'âge de 6ans, garçons s'interrogeant très tôt sur l'érectilité de leur pénis...) faire de la sexualité un "apprentissage" sur le long terme, abordant AU FUR ET A MESURE ce qui est susceptible d'intéresser et de NE PAS CHOQUER l'enfant/l'adolescent SELON SA TRANCHE D'AGE, me paraît nettement plus sain que d'en faire une activité tabou réservée aux adultes, inaccessible et donc tellement tentante, qui va les amener à se retrouver face à des images non-adaptées leur présentant une sexualité excessive." en "en tant que féministe, tu veux que l'on accepte les désirs, besoins, et frustrations féminins autant que ceux des hommes; pour ça la pornographie (qui peut être un art!) doit mettre en scène des femmes épanouies qui aiment le sexe, changent de mecs, aient plein d'orgasmes autant que les hommes dans les films! et accessible aux mineurs comme moyen éducatif !".
Tu vois pas le malaise, là ? T'as pas l'impression un peu de te foutre de ma tronche ?
Et encore, c'est qu'un exemple, ça, y en a un paquet d'autres !
J'utilise des mots simples, d'une langue que visiblement tu maîtrises, désolée mais je ne vais pas faire tout le travail pour toi, fais un effort de lecture et arrêtes de me prendre pour une truffe.

"Leur maturité et leur douceur", ouais, bref, toi aussi t'aimes bien réduire les meufs à des clichés.

Com#117260  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

ma réponse est plus bas, descends
non je ne me fous pas de toi
c'est avant tout l'industrie du porno qu'il faut combattre, avant même la façon dont on y traite les femmes

Com#117317  | score:0  +1 -1 | Par Jasmine Silice

Je ne suis pas d'accord avec ta vision du porno. C'est un art graphique, on ne représente pas ce qui plaît aux hommes (à faire), mais ce qui est plaisant à regarder.

Si quand tu dis "infantilisées" tu penses à l'épilation intégrale, je pense que ça n'a absolument rien à voir. Un homme rasé n'est pas infantilisé pour autant. Un corps de femme n'est pas un corps de filles.
La soumission des femmes ne me semble pas être la règle générale, ou alors il faudrait que tu précises à quoi tu penses.
De même, le "forcing" sur le consentement, de mon expérience c'est relativement (d'ailleurs, en général, je préfère l'amateur sans scénario). Mais je suis bien d'accord que la mise en scène de la promotion canapé (les "casting couche" par exemple) me mettent assez mal à l'aise.
Et les plans sur les visages des hommes me semble relativement rares aussi. Parce que bon, je dois bien avouer que ça tue un peu le truc de voir un visage d'homme.

Après, peut-être qu'on cherche des trucs très différents toi et moi et que du coup on a une expérience différente du porno sur le net. Mais dans le fond, je suis d'accord avec tous tes principes. Je trouve qu'une femme qui prend du plaisir est bien plus excitante qu'une fille qui simule.

Com#117340  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Ben, je sais pas, mais sur le porno mainstream les trois-quarts des vidéos représentent une nana qui suce, puis qui se fait bourriner par le vagin, puis par l'anus, pour finir par se faire éjaculer sur le visage.
Je ne pense pas que les femmes considèrent ça "plaisant" à regarder, c'est ce qui va plaire majoritairement aux hommes...

Infantilisées, pas que par l'épilation intégrale, leurs corps le sont souvent (minces, fine, pas forcément super formées, moins grandes que l'homme... il y a des catégories comme "vierges", "adolescentes", "jeunes filles" qui ont beaucoup de succès... en particulier quand elles sont mis face à un homme considéré "expérimenté", "mature", "âgé", il y a réellement tout un fantasme autour de ça), leurs expressions de visage aussi (jeu sur le regard, grands yeux "innocents"), leurs gémissements et exclamations également, toujours présentés dans les aigus, je n'ai encore jamais entendu de gémissement guttural féminin dans un porno...

L'amateur sans scénario a ma préférence aussi. Je parle du porno mainstream, celui qui est facilement accessible, celui qui pullule de partout, que tu trouves en première page de sites bien connus et qui apparaissent en pop-up quand tu te promène sur le reste du site...

Com#118902  | score:0  +1 -1 | Par Jasmine Silice

Bien... Effectivement, le porno mainstream cible les hommes. Même si les femmes semblent être de plus en plus nombreuses.

Après, je me demande s'il faut chercher du porno "commun" qui plairait à tout le monde, ou s'il faut plutôt chercher à cibler indépendamment ce que préfèrent les hommes et les femmes si c'est possible ?

Des filles minces et peu formées dans le porno ? Certes, y'en a, mais j'ai plutôt l'impression que les seins et les fesses refaits sont la norme. Il faudrait faire une étude statistique sur ce que contient le porno le plus regardé sur certains sites. Il me semble qu'un grand site a déjà pas mal de statistiques sur les recherches des utilisateurs.

Com#118907  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Je pense qu'on peut faire les deux : du communs, du moins commun, du ciblés (par forcément par genre...)...

Disons que souvent l'attitude infantile et l'autorité flagrante du mec s'accompagne de nanas peu formées.
Après, pour les seins et les fesses refait... ça me fait penser un peu à d'un côté un porno qui taperait dans la satisfaction des désirs masculins plutôt influencés par le "social" (nana soumise, passive, infantile) et de l'autre celui qui taperait sur des désirs plus... "biologiques" ? (femmes "bien" formées, bon ratio taille-hanche, poitrine...).

Chais pas. Faire une étude sur le porno le plus regardé, comme tu dis, serait intéressant. Et pourquoi pas l'associé à une étude plus "sociale", plus dans le questionnement de ce qui compose le désir et de pourquoi l'un va aller plutôt vers tel type de porno et l'autre vers un autre type... ?

Com#118952  | score:0  +1 -1 | Par Jasmine Silice

Je ne suis pas spécialement fan des questionnements. Les gens sont vraiment mal placés pour parler d'eux-même. On a beau leur dire que c'est anonyme, qu'ils peuvent dire ce qu'ils pensent, ils restent biaisés par l'influence sociale.

Par contre, étudier les zones du cerveau qui s'activent en fonction du type de porno grâce à une IRM, ça peut être intéressant aussi.

Mais ça serait probablement difficile de faire financer une telle étude. Comment justifier son utilité pour l'économie ou pour la société ?

Com#118971  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

J'aime beaucoup l'idée de l'IRM.

Actuellement, oui, c'est compliqué...
Peut-être un jour, quand le regard sur la sexualité aura évolué vers quelque chose de moins tordu, tabou, honteux... le jour où on aura conscience de son "pouvoir positif"...
Bon, je rêve un peu.

Com#118989  | score:0  +1 -1 | Par Jasmine Silice

Aujourd'hui, les études sur la sexualité sont souvent justifiées par son implication sur la santé ou la reproduction.

Ça me semble plus rare d'avoir des études financées quand elles sont justifiées par le bien-être dans la vie quotidienne. Alors que ça me semble tout aussi important.

Com#118991  | score:-2  +1 -1 | Par Moutonoir

on a déjà conscience de son pouvoir positif depuis Freud qui l'a désacralisée ou la libération des années 70
on n'a pas attendu Joris Genet pour le comprendre
alors si c'est positif, on baise?

Com#119125  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Et bah. On doit pas vivre dans la même société, hein, j'adorerais rejoindre la tienne !
Freud a commencé à désacraliser et libérer la sexualité. Juste commencé.
C'est loin d'être terminé et un simple regard sur ce site ces derniers jours suffit à le démontrer.
Évidemment qu'on ne m'a pas attendu, évidemment que moi-même je n'ai pas avancé dans ce sens seule et ai suivi l'enseignement d'autres, évidemment qu'il y a eu des avancées.
Personne ne prétend le contraire.
Seulement que la sexualité positive est encore loin d'être acquise.
Croire l'inverse, dans l'état actuel des choses, c'est juste être soi-même bien conditionné à le voir sous cette forme.

Com#117078  | score:0  +1 -1 | Par Jasmine Silice

C'est faux. En amitié aussi le physique compte. Même si on ne s'en rend pas forcément compte, le fait est qu'on va plus facilement vers les gens "beaux" que vers les gens "moches".

Com#117150  | score:0  +1 -1 | Par Ankae

Forcément vu que c'est la première chose qu'on peut voir d'une personne... Après suffit de creuser un peu dans leur personnalité pour conclure si ce sont de belles personnes ou au contraires des personnes laides. Je parle là d'un tout, la beauté d'une personne pour moi ça se compose surtout de sa personnalité, et forcément du physique mais ça n'est que minime à mes yeux, une fois que l'on connait un minimum la personne.

Com#117243  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Et bien, cessons donc de présenter la sexualité dans les pornos de façon bestiale, et proposons leur des images adaptées, exactement comme ce que je te dis dans mon argumentaire.

"Sans modèle" ? Tu crois que l'apprentissage du sexe, contrairement à tous les autres apprentissage de nos vies (allant du fait de marcher, de parler, jusqu'au simple geste de pousser une porte) peut se faire sans modèle ? Tu crois que c'est inné ? Que ça ne nécessite pas un minimum de préparation, d'explication, de présentation ?

Je n'ai jamais dis "être fière" que mes amoureux se paluchent devant du porno, que ce soit devant moi ou non. Par contre, je n'ai aucune raison d'en avoir honte, et en fait, je m'en tape. "Suffire" à quelqu'un n'a jamais fait partie de mes motivations, de mes aspirations, et même si ça l'était c'est un but qu'il est impossible d'atteindre. C'est leur corps, leur sexualité, leur érotisme, leur intimité. Je n'ai tout simplement pas à m'en mêler, ça les regarde, si être en relation avec quelqu'un impose de le priver d'un jardin secret, merci mais non merci, ça ne m'intéresse pas. Ce sont des individus entiers que j'aime, avec ce qui leur est propre, ce qui les compose, pas des parcelles de moi qui auraient des comptes à me rendre sur ce qu'ils font de leur anatomie. Et je ne vois pas de quel droit tu te permets de porter des jugements sur ma vie privée.

Ce n'est pas moi qui mélange tout mais toi qui ne comprend rien. Ce que je dis, ce n'est pas que ça "donne le droit à une vie sexuelle normale à une femme" (c'est quoi une vie sexuelle "normale", d'ailleurs ?), je dis que ça permet de changer une construction sociale sur laquelle bon nombre de violences sexistes reposent en présentant la sexualité de la femme autrement, en la rendant actrice (dans les deux sens du terme) de leur sexualité, en l'assumant et en faisant quelque chose dont elles se sentiront fières.

Si porno et respect des femmes sont deux sujets différents, pourquoi reposes-tu une grande partie de ton argumentaire sur le fait que ce soit un domaine où la femme est humiliée ?

Et d'ailleurs, tu n'as toujours pas répondu : un câlin, un baiser, ce sont aussi des gestes d'intimité non simulés à l'écran. Qu'Est-ce qui fait, selon toi, que ceux là se dissocient du sexe qui ne doit surtout pas être mis en scènes ?

Com#117259  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

l'adolescence est un période où on se nourrit de l'imaginaire, où on se construit, les ados sont instruits en cours d'éducation sexuelle, sans recours à des images trashs, donc oui ils peuvent savoir sans modèle, ça s'appelle l'instinct

je regrette d'avoir mêlé ta vie privée à ça, mais juste te dire que oui tu avais le droit de leur interdire de voire des pornos quand ils étaient avec toi, beaucoup de femmes le font, c'est plus proche d'une tromperie que d'un jardin
secret, mais ça toi seule peut décider

enfin et surtout, on parle de la légitimité du porno ou de la façon dont on traite les femmes dans ces films
il est clair qu'un porno plus porté sur le plaisir féminin serait sans doute plus soft
mais je ne suis pas dans la tête d'une femme pour savoir ce qui les excite à l'écran

Com#117261  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

L'instinct concerne la reproduction. Le sexualité, ce n'est pas que la reproduction. Voir peut se révéler rassurant pour les jeunes, observer ce qu'il se passe, comment ça fonctionne, comprendre ce qui leur plaît, ce qui ne leur plaît pas, et que oui ils peuvent refuser telle ou telle pratique, et que cette pratique là n'est pas "honteuse", etc, etc. Nul besoin d'images "trashs" pour ça. A moins que tu ne considères que deux personnes faisant l'amour, c'est déjà trash.

Non, je n'ai pas à leur interdire de regarder du porno. Que certaines le fassent, je m'en fous, ça ne fait pas partie de mes principes (et j'aurais tendance à trouver ça plutôt ridicule, en fait). La tromperie, ça repose sur la trahison d'un engagement, aucun d'entre eux ne s'est engagés à ne pas regarder de porno, donc je ne vois pas où il y aurait tromperie.

La pornographie, c'est pas que des réseaux dégueulasses où l'ont exploite les femmes et où on satisfait les mecs frustrés en mal de virilité.
La pornographie, c'est aussi un biais par lequel on se découvre soi, son érotisme, avec lequel on va pouvoir apprendre ce qu'on aime, ce qu'on n'aime pas, une façon d'ouvrir les champs possibles de sa propre sexualité. Je ne vois rien "d'illégitime" là-dedans, et pour ce qui est de la façon dont on traite les femmes, c'est justement là que le porno est simplement représentatif d'une conséquence, et non de la cause... ! Avant le porno, la femme était déjà largement opprimée, encore plus qu'aujourd'hui. Ce n'est pas en s'en prenant au porno qu'on réglera cette discrimination.

Com#117263  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

en ce qui concerne les ados, si l'interdiction de visionner des films a été fixer à 18 ans, c'est pas pour rien
ils peuvent voir des films érotiques vers 15-17 ans, les acteurs sont meilleurs, et pas besoin que tout soit explicite pour qu'ils comprennent
je pense que l'oppression des femmes et le porno n'ont rien à voir
c'est la libération sexuelle qui a engendré le porno, pas l'inverse
l'industrie s'adapte aux clients potentiels, et les hommes veulent du trash
et la marchandisation des corps est forte à notre époque
mais franchement, tout ces trucs que tu écris sur connaître sa sexualité etc..
il y a des livres "sains", des romans, la pratique réelle, et l'imagination
les femmes sont moins sensibles à la "vision" je pense, c'est pas ce qui les excite le plus

Com#117267  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Oui, si l'interdiction des films a été fixée à 18ans, ce n'est pas pour rien, en effet : la sexualité représentée dans les porno est trop souvent excessive et non-adaptée à leur âge.
Sachant que cette "interdiction" n'en est pas vraiment une puisqu'elle est très facilement contournable, et qu'elle ne fait que provoquer davantage l'envie de braver l'interdit, provoquant de toute façon l'accès à ces images mais de façon non-encadrée, je doute que ce soit la solution la plus intelligent.
Surtout quand la majorité sexuelle dans notre pays est donnée à 15ans, c'est quand même plutôt paradoxal de ne pas en faire de même pour le porno.

Mais si tu penses qu'oppression des femmes et porno n'ont rien à voir, pourquoi utiliser l'argument de leur humiliation dans le porno ainsi que des mouvements féministe anti-porno pour appuyer tes dires ? Je ne te suis plus.

La libération sexuelle a eu, parmi ses conséquences positives, des conséquences plus néfastes. La libération toute neuve des femmes a été utilisée, reprise, pour le compte d'une domination masculine encore présente. La pornographie a surfé sur une tendance toute neuve, immature, mal encadrée, mal gérée, mal comprise. Que le porno en soit la conséquence n'empêche aucunement de se le réapproprier et d'en faire un outil positif. Ce n'est qu'un support. Il est manipulable.
Quant à la clientèle, elle évolue. On l'a déjà vu, la pornographie n'a jamais été aussi trash que celle d'aujourd'hui, et s'il est possible de la changer en ce sens, il est également possible de faire le chemin inverse.

Et pour ceux qui n'aiment pas lire ? Ceux qui n'ont pas de partenaires avec qui pratiquer ? Ceux qui n'ont pas les bases nécessaires à l'imagination ? Ou plus simplement : ceux qui ont envie de voir ?
D'ailleurs, le sexisme, l'humiliation de la femme, le trash, ça existe aussi dans les romans, les films, les séries, les bandes-dessinées, la musique, la peinture... on fait quoi, on interdit tout ?

Les femmes sont tout aussi sensibles à la vision que les hommes.

Com#117265  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

et parlons franchement, la seule réelle utilité c'est quoi ?
la masturbation

Com#117268  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Et ?
La masturbation aussi c'est mal ?

Com#117262  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

effectivement les câlins/baisers etc... sont non simulés
et un baiser n'est pas naturel quand on y pense, pourquoi coller les 2 bouches?? donc pervers
mais bon c'est beaucoup moins trash, ce sont pas les parties génitales qu'on montre
c'est ce qui fait surtout la différence érotisme/porno, les films érotiques suggèrent, les acteurs ne couchent pas ensemble, et le scénario est souvent moins débile

Com#117264  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Pourquoi en conclure que c'est "pervers" ?
Le baiser bouche à bouche n'est pas forcément naturel, en effet, c'est aussi un construit social. De là à le qualifier de "pervers", qui est un mot dont le sens est fortement enclin vers le "mal", et la "déviance", alors que le baiser s'est inscrit dans nos mœurs avec un sens plutôt positif et qu'il est devenu quasiment une "norme".

Pourquoi les parties génitales n'auraient-elles pas à être montrées ? La nudité est-elle déjà un problème, même hors contexte sexuel ?

Com#117266  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

pervers, j'ai utilisé ce terme parce que j'avais lu dans un livre qu'effectivement c'est pas naturel de s'embrasser, c'est une petite déviance, et le mot perversion était utilisé
il y a toute une sphère que tu occultes : un empire financier gigantesque (100 milliards par an), et le porno s'adapte à la clientèle, sans éthique ni morale (à part la pédopornographie heureusement interdite)
alors concrètement quels films souhaiterais tu voir apparaître?
pour qui? pour quoi?
les femmes sont bcp moins demandeuses

Com#117269  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

J'ai déjà répondu au sujet de "l'empire financier gigantesque". Ca ne change rien à ce que je dis.
Pour la clientèle, j'ai répondu plus haut : elle est évolutive, change de génération en génération, éduquer les futures générations à une autre forme de pornographie est possible.

Donc concrètement, il s'agit d'associer la pornographie à d'autres biais de militantisme anti-sexistes, d'en reprendre les codes et d'en faire la promotion. C'est déjà en marche, ça avance doucement mais ça avance, et on s'aperçoit justement que les femmes sont nettement plus demandeuses que ce que l'on croit.

Com#117270  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

et ben ça me rassure pas ce que tu dis
j'imaginais les femmes moins connes que la gente masculine
c'est pas une évolution pour moi ce que tu décris, mais une régression
je dis pas que la masturbation est mal
je dis que c'est triste cette complaisance à généraliser cette masturbation sur écran
au lieu d'avoir recours à l'imagination ou à la pratique
avec ton système tu pallies à la frustration sexuelle, tu n'attaques pas les causes
le capitalisme en est une des causes évidentes, et il récupère par la masturbation et la frustration qu'il crée pour l'argent, t'es pas une vraie féministe, t'es une pornophile mais c'est ton droit

Com#117271  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

avec ta logique, bientôt on couchera avec des robots humanoïdes, chacun aura le sien, on pourra parfois s'en acheter un deuxième comme les voitures, et les humains ne coucheront plus ensemble, parce qu'ils paraitront bien trop laids devant ces androïdes aux mensurations parfaites

Com#117272  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Ben si tu crois que ce que tu dis me rassure...
En gros, là, tu m'insultes de conne, l'air de rien, tout en tentant de te la jouer "moi au moins je respecte les gens" ? Sérieusement ?
Et sinon, tu argumentes, voir contre-argumente quand pour justifier l'insulte ? Qu'est-ce qu'il y a de "con" dans ce que je dis ? Et d'ailleurs, plus largement, qu'est-ce qui ferait que les femmes seraient "moins connes" que la "gente masculine" ?

"Généraliser cette masturbation sur écran", mais n'importe quoi... il s'agit juste de permettre à ceux qui veulent de cette masturbation d'y avoir accès. J'empêche personne d'avoir recours à l'imagination ou à la pratique, et je prend même en compte ceux qui en sont incapables, tiens.

Encore une fois tu me prouves juste que tu as la critique facile mais que tu tombes à côté : la frustration sexuelle, je m'en cogne. Mais vraiment. Tout le monde y survit, c'est pas le problème. Par contre, on doit pas partir des mêmes "causes" toi et moi puisque ce que je décris les attaquent justement, et bien plus efficacement qu'une interdiction de la pornographie. Alors je vais te le demander : c'est quoi les "causes" pour toi, au juste ? Les causes de quoi, d'ailleurs ? Est-ce qu'on parle toujours du sexisme ou est-ce que tu parles de la pornographie ?

Et c'est quoi le rapport avec les robots humanoïdes ? Et pourquoi parler de laideur et de mensurations parfaites ?

Ah bah oui, voilà qu'un homme va m'expliquer ce qu'est le féminisme, maintenant. Laisses moi rire... Tu sais quoi, j'ai un scoop : t'es pas une femme. Ce que j'ai à combattre au quotidien, t'en a pas la moindre idée. Penser aussi pompeusement que tu vas pouvoir me dire si je suis féministe ou non, c'est se comporter comme un gros macho bien sexiste. Félicitations, tu viens de réussir le parfait combo du mec qui se croit défenseur de la cause des femmes tout en étant infoutu d'écouter et de respecter l'une d'entre elle.

Com#117273  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

le mot "conne" ne t'était pas particulièrement destiné, ne t'en sens pas visée
il visait l'ensemble des femmes face à ce fléau de la pornographie

il y a encore quelques années, il fallait aller chercher des k7 ou DVD pour avoir accès à des images pornos, cela dissuadait pas mal d'hommes, aujourd'hui les images arrivent directement au domicile, aussi même des hommes qui n'aiment pas ça, d'un point de vue moral, sont tentés
ça change tout
la pornographie trouve ces causes surtout dans une frustration sexuelle, mais elle est aussi tentation, même pour ceux qui ont un partenaire qui leur plait, ces images disponibles maintenant en 2 clicks ça change tout
le rapport avec les androïdes, c'est que tout ce qui est techniquement possible n'est pas forcément souhaitable, y compris dans le X
je ne sais pas ce que tu vis au quotidien en tant que femme mais il y a aussi bcp d'inconvénients à être homme, d'ailleurs 72% des suicides sont masculins, c'est pour dire

Com#117274  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

ce que tu subis? rejeter des avances de mecs dans le métro? des mains aux fesses parfois?
on n'est plus au 17è siècle, les femmes ont presque les même droits que les hommes, et vivent 8 ans de plus, donc ont une plus longue retraite payée

Com#117275  | score:1  +1 -1 | Par Joris Genet

Ah bah oui, évidemment, il ne m'était pas destiné, bien sûr.

La pornographie, ce sont les hommes qui en sont à l'origine, au moment où ils ont vu l'opportunité se créer par le biais de la libération sexuelle. L'origine en est encore une fois le sexisme : rappeler la place de "faire-valoir" de la femme, profiter de son émancipation pour en faire quelque chose qui leur est profitable et destiné. La cause, elle est là, c'est ça qu'il faut combattre, pas la frustration sexuelle, pas la tentation, qui sont des éléments de notre biologie et qui peuvent être satisfait de façon saine.
Tout comme on ne va pas choisir d'arrêter de manger pour contrer la malbouffe.

L'interdiction de la pornographie, ça va changer quoi, selon toi ?
Les consommateurs "modérés", "raisonnables" seront dissuadés. Et les consommateurs "dépendants" ? Ils seront la clientèle privilégiée d'une pornographie illégale, tout comme il existe (malheureusement) encore de la pornographie pédophile et zoophile en circulation. Sauf que la clandestinité de cette activité va permettre à ceux qui en profitent de payer leurs acteurs au lance-pierre (quand ils les paieront), de ne pas assurer leur protection, et en plus de pouvoir aller dans le plus trash, parce que les gens qui accepteront de tourner leurs films n'auront réellement aucun autre choix à leur portée. Donc en gros, ta solution, elle met au chômage les acteurs consentants qui veulent faire les choses bien, et plonge les acteur non-consentants dans une insécurité plus grande. Super ! Quelle solution géniale !!

Je ne sais pas ce qui t'a amené dans ta vie à avoir une vision aussi restrictive de la sexualité, à fonctionner sur un mode où ce que TOI tu ne veux pas pratiquer, alors LES AUTRES ne doivent pas le pratiquer, mais j'aimerais bien que tu prennes conscience que ta notion du bien et du mal, ainsi que ton rapport au sexe t'est personnel et n'a aucune légitimité à te pousser à limiter les libertés d'autrui.

Pour résumer ma vie de femme : un viol à 15ans, suivi de harcèlement (en partie sexuel) pendant trois ans, plusieurs attouchements sexuels dans la rue/les transports/l'espace public en général, en ce moment quand je sors dans la rue je me fais em*erder au moins une fois par jour (ben oui, c'est l'été, je commence à avoir besoin de laisser un peu plus de peau à nue... comme n'importe qui, en fait), insultée si je ne réponds pas aux avances de ces messieurs, une agression sexuelle au boulot d'un type qui a continué à me harceler par la suite et ça c'est sans compter ce que je gère pas trop mal, à savoir la déconsidération constante de ma vie sexuelle et de mon corps qui semblent être passés dans le domaine public selon un paquet de mec.
Ah c'est sûr, ces huit années de vie supplémentaire ça compense largement !! Sauf que si ma sœur avait débarqué quelques minutes plus tard il y a des années, je serais décédée à l'âge de 17ans des suites des violences sexistes et sexuelles que j'avais vécu.

Plus de suicide chez les hommes ? D'accord. J'ai quelques chiffres aussi :
Les violences faites aux femmes, parce qu'elles sont des femmes, en estimation, ça donne ça :
En 2014, 216 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire intime, 134 femmes mortes sous les coups de leur mari face à 25 hommes tués par leur femme.
Sur cette même année, 84 000 femmes âgées de 18 à 75 ans ont été victimes de viols ou de tentatives de viol (dans 90% des cas l'agresseur est connu de la victime, dans 37% des cas l'agresseur est d'ailleurs le conjoint), face à 14 000 hommes. Seulement 10% déposeront plainte et 765 hommes seront condamnés pour viol. Environ 4 470 autres ont été condamnés pour agression sexuelle, contre 47 femmes.
20,4 % des femmes et 6,8 % des hommes âgés de 18 à 69 ans ont subi au cours de leur vie des violences sexuelles.

En résumé : la majorité des violeurs sont des hommes, la majorité des violés sont des femmes.

Et plus largement : les écarts salariaux (j'aimerais que tu me montres en quoi ils seraient explicables), l'absence de parité dans les postes décisionnaires, un taux de chômage plus élevé chez les femmes, le partage des responsabilités au sein du foyer, le rapport au corps, le nombre d'injonctions (quelles soient comportementales ou esthétiques) et les punitions si on ne s'y conforme pas...
Ça en fait, des domaines où l'égalité n'est pas acquise. Mais sinon tout va bien, hein.

Et oui, encore une fois, OUI, face à ces violences sexuelles qui sont une RÉALITÉ faire une pornographie égalitaire, présentant aux jeunes et aux moins jeunes comment se comporter dans un contexte de relation sexuelle, ne laisser par le biais de la vidéo aucun doute sur ce qu'est la protection ou le consentement, de façon ludique et excitante, donc intéressante pour ceux qui visionneront, OUI un grand OUI ça me semble être une bien meilleure idée que d'interdire la pornographie.

Com#117276  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

Tes révélations sont effectivement graves, et je te plains (viol à 15ans!)
et à mon avis tu dois être bien foutue pour être autant sollicitée
les pulsions des hommes, je crois, sont plus fortes que celles des femmes
aussi la sexualité masculine est beaucoup moins "maîtrisable"
ça n'excuse pas tout, d'autant que pour ma part, j'ai jamais commis aucune violence de ce type envers aucune femme
les viols dans les couples ne sont-ils parfois des semi-viols? j'en sais rien
de toute façon c'est dégueulasse de s'en prendre à des plus faibles
mais un homme qui se fait violé et qui a une érection malgré lui ferait rire la police


je ne suis pas pour la prohibition totale de la pornographie, attention, qui engendrerait un trafic sous-jacent, mais pour la nette diminution, dans les 90%, et pour une pornographie encadrée
ensuite j'ai beaucoup de mal à comprendre ton principe de pornographie égalitaire
déjà que dans un acte sexuel c'est surtout l'homme qui domine

ce que je ne veux pas pratiquer?
ben oui je veux jamais montrer mon sexe devant la caméra ! ça me paraît normal
le visionnage? j'évite
pour moi ni les acteurs, ni les réalisateurs, ni les spectateurs ne sont totalement innocents dans cette industrie

Com#117278  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Et non, j'ai des soucis hormonaux qui me donnent une morphologie plus masculine que féminine et qui a pour effet secondaire le surpoids.
Rien à voir avec le fait d'être bien foutue ou non, interroges un peu les femmes autour de toi, tu constateras que mon vécu est loin d'être marginal ou rare.
Une femme sur cinq concernée par le viol, tout de même. Personnellement, c'est simple, parmi les femmes les plus proches de mon entourage avec qui j'ai pu aborder le sujet (ma mère, ma sœur et mes cinq amies les plus proches), on comptabilise l'une d'entre elles ayant vécu l'inceste, trois d'entre elles ayant vécu un viol, cinq ayant vécu une agression sexuelle, toutes ayant vécu des attouchements dans l'espace public (que je dissocie de l'agression sexuelle pour que ce soit plus clair, mais ces attouchements sont repris comme agression sexuelle dans la loi), une le harcèlement sexuel au travail, une autre ayant été battue par son conjoint, et une dernière ayant vécu la maltraitance du corps médical, à savoir une épisiotomie non-nécessaire et non-consentie.
Et évidemment toutes ont connu ce qu'on appelle gentiment et communément la "drague de rue" (qui n'a en fait rien à voir avec de la drague puisque non consensuelle...).

La sexualité masculine n'est pas moins maîtrisable que la sexualité féminine. Celle-ci a d'ailleurs été longtemps considérée comme plus "impérieuse" et a été "crainte" longtemps avant d'être réfrénée, maîtrisée, notamment par la religion. La société Babylonienne, à défaut de présenter une égalité sociale, connaissait un rapport au sexe qui se portait plutôt en faveur des femmes, à qui l'on donnait le droit de posséder des esclaves sexuels castrés afin de satisfaire leur désir. Et on retrouve ce genre de témoignages dans de nombreuses autres sociétés, dont certaines sont encore actuelles - même si la plupart tendent à suivre l'influence patriarcale de l'occident (capitalisme, toussa machin).
En fait, notre cycle hormonale amène un certain nombre d'entre nous à connaître des périodes de grande libido, d'hypersexualité, où l'excitation peut être présente des heures sans qu'il n'y ait eu la moindre stimulation extérieure (un peu comme on peut voir chez un certain nombre de mammifère la femelle tendre sa vulve à tous les mâles qui passent par là pendant leurs chaleurs...).

Qu'appelles tu un "semi-viol" ? Un acte sexuel où la femme serait "semi-consentante" ? L'idée en elle-même est déjà problématique : soit l'acte est voulu, soit il ne l'est pas, je ne comprends pas comment un intermédiaire serait possible sur ce point là.

La décrédibilisation du viol des hommes est un soucis majeur, conséquence à nouveau de la représentation que l'on fait de la virilité. Puisque l'homme est "soumis à ses pulsions", comme veut l'idée reçue, admettre qu'il puisse ne pas être consentant remet tout ce système en cause, et évidemment le tourner en ridicule est la meilleure façon pour que ça n'aboutisse pas. J'ai parmi mes amoureux un homme qui a vécu le viol, le traumatisme est conséquent, tout autant que pour n'importe quelle femme.

L'homme qui domine c'est encore une fois un construit social. Les femmes sont tout autant capables de jouer le rôle actif dans la sexualité, et le représenter dans le porno se fait déjà. Une pornographie égalitaire ce n'est pas forcément donner un rôle tout aussi actif à l'homme qu'à la femme, même si ça peut se faire ainsi, c'est surtout insister sur le fait qu'il n'y a pas qu'une façon de faire où l'homme domine, et que ce qui est important c'est d'attribuer les rôles (si rôles il y a besoin) en fonction de ce que désirent les différents intervenants. C'est insister sur l'importance du respect des limites de chacun, et sur les multiples possibilités de jeux sexuels, sans se retrouver comme c'est le cas aujourd'hui à devoir choisir entre sodomie violente et éjaculation faciale.

Eh bien, ne montre pas ton sexe devant la caméra et ne visionne pas de porno, dans ce cas. Tu fais clairement ce que tu veux de ton corps. De la même façon que ceux qui désirent montrer leurs sexes devant la caméra et visionner du porno n'ont pas à s'en excuser ou à se justifier de le faire. La pornographie c'est comme tout support médiatique : c'est ce qu'on en fait qui est important.

Com#117277  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

donc je dois comprendre que tu as 25 ans?
je peux mieux comprendre, et si j'étais à ta place j'aurais du mal à ne pas détester ces messieurs

Com#117279  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

que s'est-il passé à 17 ans? c'est assez flou ce que tu racontes
bon j'ai relu ton chapitre sur les risques d'interdiction
tes arguments sont bons, ceci dit n'en fais pas quelque chose de vital, et dont on ne peut pas se passer, car comment faisaient les gens avant le 20è siècle?

Com#117281  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Le but n'était pas d'être explicite, mais de réagir à ce que tu disais ici : "ce que tu subis? rejeter des avances de mecs dans le métro? des mains aux fesses parfois?
on n'est plus au 17è siècle, les femmes ont presque les même droits que les hommes, et vivent 8 ans de plus, donc ont une plus longue retraite payée" qui minimise énormément le quotidien des femmes.

Les gens avant le 20ème siècle ne connaissait pas cette forme de pornographie. C'est comme si je te disais que l'ordinateur et internet n'étaient pas des choses vitales dont on ne peut pas se passer : en principe, c'est vrai, bien sûr qu'on peut vivre sans. En pratique, les gens s'y sont habitués et en ont fait des éléments de leur quotidien, et pour certains en sont devenus dépendants, comme tu l'expliquais toi-même au sujet de la pornographie.
Ceux-là, ils n'hésiteront pas à mettre un pied dans l'illégalité pour "obtenir leur dose", comme on peut le voir par exemple avec les consommateurs de porno pédophiles qui n'hésitent pas à faire des pieds et des mains, ou à payer des fortunes, pour obtenir leurs vidéos.

Com#117285  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

c'est la technologie qui amène une nouvelle forme de "sexualité"
cinéma, K7, DVD, internet, etc...
on peut donc envisager des androïdes pour demain, ce qui peut paraître assez effrayant

Com#117286  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Les gens craignaient l'arrivée de la contraception. Je crois que chaque nouveauté qui fait évoluer notre comportement sexuel inquiète, et c'est normal.
Je ne sais pas si on en arrivera à des androïdes, peut-être. Il existe déjà les sex-toys et les poupées gonflables...
Mais ce n'est pas corrélé à la pornographie, les sex-toys par exemple existaient déjà bien avant (les femmes de Babylone en possédaient déjà). Surtout que l'arrivée de l'androïde sexuel sur le marché a de fortes chances de faire perdre un bon nombre de clients à l'industrie de la pornographie vidéo...

Com#117280  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Je vais sur mes 28ans.
Je ne déteste pas les hommes. Si c'était le cas je n'en aurais certainement pas autant dans ma vie !
J'en ai eu peur pendant longtemps, j'ai eu du mal à m'abandonner à eux pendant encore plus longtemps.
Mais ce que je déteste, c'est le sexisme.

Com#117282  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

autant dans ta vie? ça veut pas dire implicitement que tu n'arrives pas à te consacrer à un seul?
le sexisme d'accord, mais tu vois dans certaines époques antérieures les femmes n'auraient pas osé ce genre de propos "j'en aurais certainement pas eu autant"
et le porno n'est pas nécessaire car comment faisait-il au Moyen âge??

Com#117284  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Ça veut surtout dire que je ne vois aucun intérêt à me consacrer à un seul et que ça va à l'encontre de mes principes.
Alors oui, mais ça ça dépend vachement des époques, des lieux, et tu as des femmes d'époques révolues qui avaient plusieurs maris. L'exclusivité amoureuse, historiquement, ça va ça vient, surtout que l'espèce humaine a bien plus souvent été polygame que monogame...
La famille nucléaire, c'est un concept assez récent, lié à la sédentarisation, les notions de propriétés et d'héritage, à des époques plus lointaines encore mes propos n'auraient dérangé personne et aurait pu être tenus par n'importe quelle femme.

Pour la nécessité du porno, j'ai répondu plus haut.

Com#117287  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

ta vision est un peu triste bien que respectable : ne pas souhaiter un prince charmant, mais prélever du plaisir sur des potes de passage, ça fait un peu consumérisme
je pense que tu ne souhaites pas être mère, car il faudrait te fixer sur un seul, et fonder une famille
et les époques dont tu parles sont vraiment très lointaines

Com#117289  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Je ne suis pas attristée par ma vision des choses, au contraire, elle participe à m'épanouir, aucune raison donc de l'être pour moi.
Je ne souhaite en effet pas de prince charmant, je n'en ai pas besoin, par contre je ne suis pas en train de "prélever du plaisir sur des potes de passage", je vis avec un homme, on a un foyer ensemble, un crédit immobilier, des chiens, bref, des engagements, et il aurait été tout à fait envisageable d'avoir un enfant ensembles si cela nous avait intéressés et que mes soucis hormonaux ne s'en étaient pas mêlés. Et en parallèle, j'ai d'autres hommes dans ma vie, dont certains depuis plusieurs années.
Je ne suis pas en train de m'amuser à consommer puis jeter. Ça aussi, ça va à l'encontre de mes principes...

Com#117290  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

notre époque est surtout marquée une conception inédite : libéralisme sexuel, en plus du libéralisme économique
il n'y a plus de règles, sinon la loi du marché
ainsi existe une paupérisation : certains sont dans l'opulence et ont plein de partenaires comme toi, d'autres sont dans la misère sexuelle des plus totales

Com#117292  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Ça n'a rien d'inédit, en fait, cela a toujours existé, c'était surtout plus ou moins visible, plus ou moins assumé, c'est cela qui a changé : aujourd'hui, on en parle.

Com#117294  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

non, ça n'a pas toujours existé autant
la contraception n'existait pas, l'Eglise était forte et le mariage sacré
pas autant de CDD, et plus de "CDI"

Com#117336  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Tu es centré sur l'occident, et sur notre culture monogame pourtant très récente à échelle humaine.
Et même malgré cela, la non-exclusivité existait déjà, Eglise forte et mariage sacré ou non.
Qualifier de "CDD" ce que je fais et de "CDI" ce que font les mono, c'est idiot, puisqu'au contraire d'une personne monogames, mes relations à moi ne prennent pas fin lorsque la vie fait que je rencontre quelqu'un de nouveau.
En résultat, je cumule simplement plusieurs CDI.

Com#117288  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

et tu as beau avoir du plaisir avec tous tes mecs
je pense qu'il doit te manquer le sentiment d'exclusivité et d'appartenance
sans compter la peur du sida

Com#117291  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Non. L'exclusivité, l'appartenance, la possession ne sont pas dans ma nature, ce sont des concepts que je trouve malsains et déshumanisants.
Et la peur du sida, non plus, je me protège rigoureusement. Mes partenaires semblent faire de même. Je me fais dépister aussi régulièrement que je le juge nécessaire (tous les six mois, sauf prise de risque "inhabituelle" - nouveau partenaire de mon côté ou du côté d'un de mes partenaires).
Ça fait neuf ans que je vis ainsi, jamais eu la moindre MST ou IST.

Com#117293  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

tu sais qu'il suffit d'1 fois pour être contaminée...
j'ose espérer que tu sois minoritaire chez les femmes parce que je ne pense pas que ton mode de vie soit moins sain que celui d'une monogame
l'exclusivité peut être enrichissante et c'est appréciable quand qqun te choisit, et que tu vis tous les bons ou mauvais moments avec elle
finalement, peut être que tu te venges de mecs en les objectivant comme ils le font des femmes
mais tes enfants auront besoin d'un référent père, si tu as des enfants

Com#117299  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Ouhla... tu sais, si j'accepte de m'ouvrir sur ma vie privée, ce n'est certainement pas pour recevoir ce genre de jugements et partis pris venant de quelqu'un qui ne fait que découvrir une facette de ma vie sans en percevoir l'intégralité.

Il suffit d'une fois pour être contaminée, oui. C'est valable pour n'importe qui, exclusif ou non, la prochaine nana que tu rencontreras ne te présentera sans doute pas son dernier dépistage avant votre première fois.
Je ne me permet pas de ne pas être renseignée sur les risques et me protège méticuleusement, quelque soit le partenaire. Mon mode de vie m'a certainement poussée à considérer la protection avec davantage de sérieux que d'autres, et je le constate souvent en discutant avec des amies mono qui partent du principes qu'elles prennent que peu de risques à faire une fellation sans préservatif.

Nous sommes minoritaires.

Chacun de mes partenaires sont choisis et chacun m'ont choisis, je partage les bons et les mauvais moments avec ceux que ça intéressent et ils sont plusieurs. Et en terme d'enrichissement, je pense que la diversité des personnalités a un bon potentiel aussi.
J'ai aussi vécu l'exclusivité et n'y retournerait pour rien au monde, cette époque là me paraît nettement moins enrichissante et bien plus déshumanisante, "objectivante" que ce que je vis aujourd'hui.
J'aimerais comprendre ce qui te fait dire que je me "venge" et que j'"objective" les hommes.
Quant aux enfants, qu'est-ce qui les empêcherait d'avoir un "référent père" ?

J'arrête là pour le moment, il est plus que temps que j'aille me coucher. On pourra reprendre cette conversation plus tard, si tu en as l'envie.

Com#117301  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

ok je t'ai envoyé une adresse mail (plus bas)
tu penses être minoritaire? on en discutera si tu veux
quand à ton opinion sur la monogamie, vu ta courte vie et sachant que tu as eu une mésaventure, il ne faut pas généraliser
pour chaque partenaire du sexe opposé il y a le choix d'idéaliser (ce qui mène à la monogamie) ou d'objectiver (les considérer comme corps, bien qu'avec respect)
sans doute tu rends les hommes objets par vengeance
mais on en rediscutera
bonne nuit !

Com#117338  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

La durée de ma vie n'a rien à voir là-dedans, des gens qui raisonnent comme moi tu en trouveras de tous les âges.

C'est quoi cette histoire d'idéaliser ou d'objectiver ?! On idéalise quelqu'un qu'on ne connait pas, on remplit les trous avec ce qu'on perçoit parfois à tort, mais ça, ça concerne n'importe quel inconnu, même un inconnu avec qui tu remplirais des liens amicaux, même un membre de la famille que tu n'as pas pu connaître pour X raisons (nombres d'orphelins idéalisent leurs parents, entre autre). Quant à l'objectivation, comment peut-on considérer quelqu'un comme corps... et le respecter ? C'est un contre-sens. Qui va à l'encontre de mes principes, à nouveau.
Mais je ne comprends pas bien, qu'est-ce qui fait, selon toi, que la non-exclusivité amène forcément à l'objectivation ?

Com#117298  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

ton cas me fascine un peu
c'est pour ça que j'aimerais vraiment savoir si tu es cas unique, ou si tu es comme bcp d'autres
aussi, comme on commence à manquer de place ici
et que ça devient un peu intime pour toi
tu peux me contacter à cette adresse si tu veux :
noemie.darieux1505@gmail.com
c'est un faux nom parmi mes adresses mail, je suis bien un homme

Com#117337  | score:0  +1 -1 | Par Joris Genet

Je ne suis pas un cas unique, la non-exclusivité est présente en France, mais reste minoritaire face à la monogamie sérielle, qui est un peu le seul modèle représenté.
Ce n'est pas que ça devient "intime" pour moi, c'est simplement que la discussion peut avoir lieu sans que tu ne tires de conclusion basée sur ta propre échelle de valeur et sur ton expérience, sans pour autant connaître le détail de ma vie privée.
Je m'en ouvre aisément parce que je suis à l'aise et fière de mon mode de vie, la plupart des gens ici savent comment je fonctionne, mais ça ne veut pas dire que j'accepte pour autant de voir ma vie privée être remise en question et servir d'étude ou de moyen d'expérimenter sa psychologie de comptoir à deux sous.

Com#117300  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

rectification :
j'ose espérer que tu sois minoritaire chez les femmes parce que je ne pense pas que ton mode de vie soit plus sain que celui d'une monogame
l'exclusivité peut être enrichissante et c'est appréciable quand qqun te choisit, et que tu vis tous les bons ou mauvais moments avec elle
finalement, peut être que tu te venges de mecs en les objectivant comme ils le font des femmes...
mais tes enfants auront besoin d'un référent père, si tu as des enfants

Com#117302  | score:0  +1 -1 | Par Philoraptor

Juste comme ça, "objectiver" ça veut dire "rendre perceptible une idée abstraite". Donc en fait vous vous plantez de mot depuis le début ;)

Com#117303  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

non, objectiver des partenaires ça peut vouloir dire les réduire à l'état de corps, les rendre objets
ça s'oppose à idéaliser

Com#117304  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

objectiver = rendre objet

1.Qui concerne l’objet.
2.(Philosophie) Qui a rapport, qui répond à un objet, qui représente un objet tel qu’il est en réalité, sans aucune déformation de notre esprit, de nos interprétations personnelles. Le point de vue objectif.
Un récit objectif.

Com#117283  | score:0  +1 -1 | Par Antoinette Ré

je viens de lire ton message précédent que je n'avais pas vu



Anecdote précédente   Toutes les anecdotes   Anecdote suivante

Chercher sur le site (les anecdotes, les commentaires, les gens...)

Exemples de requête : 'dans le métro', 'vernis', 'Ernestine Radioconducteur', 'moi aussi !'


Ajouter un tag

TagVotesTagger
Mal écrite1
Spam !!
Drôle
Poétique
Psychopathe
Sérieuse
Pathétique
Bizarre
Intéressante
Glucose
Stupide
Pas claire
Mignonne
Invraisemblable
Quelconque
Bâclée
Trash
Immature
Vulgaire